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Origine des étrennes…

  *   On fait remonter cette coutume à l’époque romaine où l’on vénérait la déesse Stenna.

 

Et l’on offrait alors figues & dattes, miel pour « adoucir l’an neuf », tiges de verveine pour symboliser la vaillance & la générosité.

 

Lorsque l’an commençait à Pâques (au Moyen Age) on offrait des œufs enluminés.

 

Les étrennes du Nouvel An donnèrent naissance à bien des anecdotes. Le cardinal Dubois, qui était avare, disait à ses domestiques : « je vous donne pour étrennes ce que vous m’avez volé dans l’année ».

 

Quant au savant Chevreul, riche et généreux, qui mourut à 104 ans, à partir de 100 ans il distribua les étrennes le 15 Décembre. « C’est plus sûr…je suis si vieux », s’excusait-t-il…

 

En Décembre 1791 les Révolutionnaires abolirent la coutume des étrennes, « indignes d’un sans culotte » mais le Directoire rétablit cette coutume à laquelle nous restons attachés.

 

Origine des Etrennes & Superstitions. * 2 *

 

*   Les habitudes & les traditions dont chacun se plaint sont généralement celles qui se perpétuent et demeurent vivaces en dépit des récriminations. C’est ainsi que depuis de siècles, on peste de donner des étrennes et l’on continue plus que jamais à en donner, tout en pestant. Car la manie des étrennes est vieille comme le monde.

 

Tout au moins remonte-t-elle aux premiers siècles de l’histoire de Rome.

 

Il est vrai qu’en ce temps-là les cadeaux n’étaient pas ruineux et se donnaient uniquement au souverain.

 

Ils consistaient, en effet, en bouquets de verveine cueillis dans certains bois sacrés et que l’on envoyait au roi en signe de bon augure pour la nouvelle année.

 

Puis, au fur et à mesure que se développait la civilisation et que le luxe remplaçait l’heureuse simplicité des premiers âges, les Romains se montrèrent plus magnifiques en leurs présents. On conte que Caligula, qui n’avait nullement confiance en ses serviteurs, se tenait ce jour-l) à l’entrée de son palais et recevait de ses propres mains les étrennes de ses sujets.

 

Le christianisme, proscrivant tous les usages de Rome, voulut interdire les fêtes des calendes de janvier ; il prononça en vain l’anathème contre ceux qui continuaient à les célébrer, déclara « diaboliques » les cadeaux qu’on échangeait à cette occasion…

 

Rien n’y fît : les étrennes résistèrent à l’excommunication.

L’usage des étrennes ne fît que se répandre plus encore quand on revînt, pour le début de l’année, à la date du 1er Janvier.

 

Sous Louis XIV, c’était à la Cour une habitude générale. Ce fut pis encore sous Louis XV, époque prodigue entre toutes.

 

Déjà, en ce temps-là, on ne se contentait pas d’échanger de petits cadeaux entre amis & gens de même condition, on donnait des étrennes  à tous les officieux qui venaient comme de nos jours, tendre la main au logis des bourgeois.

 

Cependant, à l’aurore de la Révolution, la mode des étrennes eut à subir un rude assaut. La Constituante, sur la proposition de Lebrun, qui s’était élevé contre les « désordres qui se renouvellent au 1er Janvier dans diverses administrations, à l’occasion des étrennes », élabora un projet de loi contre les employés qui en demandaient.

Louis XVI approuva ce projet par lettres patentes du 29 Novembre 1789. Ca n’empêcha personne de donner ou de recevoir des étrennes.

 

En 1783, un autre édit, de la Convention, cette fois, supprimait les étrennes. Autant en emporta le Vent.

La Révolution, qui avait eu raison de toutes les pratiques de l’ancien régime, ne put vaincre celle-là.

Depuis lors, l’usage des étrennes s’est généralisé, a gagné toutes les classes de la société ; il a résisté à tous les cataclysmes, s’est perpétué  à travers les circonstances les plus tragiques.

 

En 1709, pendant l’année du grand hiver, alors qu’à Paris le combustible manquait, les Parisiens s’étaient offert, en guise d’étrennes, de petits fagots.

 

En 1871, pendant le siège de Paris, alors que les Prussiens jetaient les 1ères bombes sur la cité étroitement investie, les Parisiens ne manquèrent pas alors de s’envoyer des étrennes utiles. On s’offrit de petits pains blancs, des pigeons, des volailles, des œufs… Une douzaine d’œufs constituaient un présent de valeur…

 

Une tradition qui remonte si haut et qui tient une telle place dans l’humanité est respectable après tout et mérite de vivre.

 

Ceux qui reçoivent des étrennes ne me contrediront pas !



30/12/2008
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