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Comment Médias & Publicités influencent nos choix alimentaires.

    De multiples études démontrent que les choix alimentaires du plus grand nombre sont dictés par les médias & la publicité des grands lobbies chargés de nourrir la planète.

 

« Quand je pense qu'il suffirait que les gens n'achètent

plus de cochonneries pour que ça ne se vende plus ! »

 

Coluche

 

Nous sommes chaque jour plus nombreux à nous poser des questions sur notre alimentation. Nous avons en effet de quoi être échaudés par les trop nombreux scandales alimentaires dont les médias se font l'écho depuis quelques années. Souvenons-nous, entre autres, de la crise de la vache folle, du veau aux hormones, ou des différentes épidémies de listériose qui ressurgissent épisodiquement d'une année sur l'autre.

 

Dernièrement, le battage médiatique orchestré autour de la grippe aviaire a déstabilisé l'esprit critique du consommateur ; certains allant même jusqu'à abandonner leur animal domestique à la SPA, par crainte d'une contagion.

Ce dernier épisode est révélateur de la psychose que peuvent engendre les médias commerciaux, souvent avides de sensationnalisme et de scoops bon marché.

Il illustre également leur extraordinaire impact sur nos comportements, sur nos façons de penser et, bien entendu, de nous alimenter.

 

En cas de crises, telles que celles évoquées plus haut, la publicité est chargée de nous déculpabiliser, de désamorcer les doutes, les peurs & les inquiétudes que les médias, amplificateurs de menaces, pont progressivement ancré dans nos esprits. Elle modère l'information, atténuant, par l'usage d'idées reçues ou d'autres gadgets créatifs, les réalités alarmistes colportées par ces mêmes médias.

 

Si nous retenons l'exemple des communications de crise lancées à grand frais par la filière viande pendant et après le scandale de la vache folle, nous constatons que trois axes majeurs toujours en vigueur, ont été retenus par les producteurs  & les publicitaires pour redonner à la consommation de viande rouge ses lettres de noblesse : la traçabilité du produit, son origine française et la caution d'instances plus ou moins officielles (labels).

Ces arguments, bien que démontrant un progrès notable dans la façon le consommateur, ne peuvent pleinement satisfaire les tenants d'une alimentation saine. En tout cas ceux d'entre nous qui ne recherchent pas uniquement le point zéro défaut bactériologique mais aussi et surtout la qualité biologique & nutritionnelle.

 

La traçabilité, ni elle nous permet de connaître les différentes étapes qui ont mené le produit jusqu'à notre assiette, ne garantit en rien que le cheptel dont il est issu n'a pas reçu des doses massives de vaccins & d'antibiotiques ; ou encore que son alimentation est totalement dénuée de produits OGM.

 

La mention « origine française », argument « cocardier » exacerbant le sentiment patriotique, est surtout destinée à relancer la production nationale des filières malmenées. Car rien ne prouve, encore aujourd'hui, la supériorité qualitative & sanitaire de la viande française sur celle d'autres pays appliquant les mêmes principes de précaution.

 

Quant aux labels qui ont fleuri à l'époque et qui continuent de vampiriser l'emballage de nombreux produits, c'est avec la plus grande méfiance qu'il faut les accueillir. Sans vouloir les livrer à la critique systématique, sachons qu'ils sont, pour la plupart, loin de tenir les promesses qu'ils avancent. Le cahier des charges du Label Rouge, par exemple, ne présente pas de règlement concernant l'utilisation des  OGM dans l'alimentation des animaux d'élevage concernés.

 

Un autre travers publicitaire, très actuel, tend à nous présenter des produits transformés industriellement comme étant vierges de tout colorant, conservateur ou sucre ajouté. C'est à dessein (Les marques & les publicitaires connaissent l'impact négatif de ces additifs sur l'esprit du consommateur…) que les marques ont accepté de jouer le jeu, bien qu'une partie de la vérité-produit soit volontairement occultée. Certaines publicités de compotes ou de fruits en conserve, axant leurs arguments sur cet « évènement » masquent ainsi habilement la réalité biologique (Certains fruits, les pommes par exemple, peuvent subir jusqu'à 27 traitements chimiques par an !) des fruits qui les composent.

 

Précisons que la mention « sans sucre ajouté » est un leurre-marketing supplémentaire, dans la mesure où ce sont des édulcorants de synthèse, notamment l'aspartame, qui remplacent le sucre industriel dans ces préparations. Il semble, en l'occurrence, que le remède soit pire que le mal. De nombreuses études, menées aux Etats-Unis, ont rapporté la preuve des effets indésirables & des maladies chroniques que cette molécule entraîne lors d'une consommation au long cours

 

(L'aspartame agit comme un neurotransmetteur dans le cerveau en facilitant la transmission de l'information entre les neurones. Trop d'aspartame dans le cerveau détruit certains neurones en permettant l'invasion excessive de calcium dans les cellules. Cette invasion déclenche des taux excessifs de radicaux libres qui tuent les cellules. C'est la raison pour laquelle cette molécule entre dans la catégorie des « excito-toxines ». Celles-ci « excitent » ou stimulent  la mort des cellules nerveuses et peuvent engendrer ou aggraver de nombreuses pathologies : fibromyalgie, arthrite, sclérose en plaques, maladie de Parkinson, sensibilité multiple aux produits chimiques, diabètes & complications diabétiques, épilepsie, maladie d'Alzheimer, etc.)

 

On retrouve la même désinformation au rayon des huiles alimentaires industrielles, annoncées comme source d'équilibre, alors que les modes d'extraction & les divers traitements chimiques qu'elles ont subi ont anéanti les précieuses vertus qui sont les leurs lorsqu'elles sont de qualité biologique.

 

Evidemment, les messages n'en disent rien, se bornant à développer un discours pseudo-scientifique tournant autour du bien-être ou de la santé cardio-vasculaire. Un comble tout de même quand on sait que des cas d'allergies chroniques ou, plus étonnant, d'athéromes, sont été relevés chez les gros consommateurs de ces huiles miraculeuses…

 

Tout cela n'est pas très sérieux et peut même s'avérer redoutable pour l'équilibre psychologique d'esprits crédules, toujours prompts à s'enflammer pour les dernières trouvailles industrielles & physiologique.

 

Un autre lobby, celui du lait, maîtrise parfaitement sa communication. Son argument majeur tient en un seul mot : calcium ! Il y aurait pourtant des choses à dire concernant ce minéral, aujourd'hui devenu mythique. Outre, là encore, les nombreux traitements industriels qui lui ont fait perdre ses qualités natives, le lait est grand mystificateur.

 

Trop riche en phosphore, sa consommation quotidienne au long cours entraîne une stimulation des parathyroïdes, provoquant ainsi un blocage d'assimilation du calcium. Ironie du sort, la communication de ce secteur fonde ses concepts sur les bienfaits de ce minéral, lequel est en réalité peu adapté à notre physiologie sous cette forme.

Sa biodisponibilité est, au mieux de l'ordre de 35 %. Ne sachant que faire des 65 % restants, l'organisme les stockera un peu partout, générant des troubles articulaires, des kystes, mastoses, calculs, de la déminéralisation, de l'ostéoporose, (L'ostéoporose est en fait une maladie qui est causée par un grand nombre de facteurs, le plus important étant l'excès de protéines qui acidifient l'organisme !

 

Le manque de calcium dans l'alimentation n'est donc pas la cause principale de l'ostéoporose ou de la décalcification…

Source : Américan Journal of Clinical Nutrition), des allergies, etc. 

 

En revanche on sait aujourd'hui que le taux d'absorption du calcium d'origine végétale est nettement supérieur & conforme à notre physiologie d'assimilation : 74 % pour les radis, 65 % pour les choux verts, 53 % pour les brocolis, etc.

 

A quand les messages publicitaires et les articles grand public qui nous vanteront enfin les qualités du calcium végétal ?

 

Un autre exemple, surprenant pour qui est correctement informé, est la tendance des marques & des publicitaires à nous faire croire que telle vitamine ou minéral contenu dans un produit couvre tel pourcentage des AQR (Les Apports Quotidiens Recommandés ne sont qu'une moyenne qui ne tient pas compte des besoins spécifiques de chacun -  maladie, âge, activités sportives, stress, etc.) - 

 

Or, affirmer de telles choses, c'est oublier que les capacités d'absorption & de métabolisation sont différentes chez chacun d'entre nous. Il faut aussi prendre en compte nos forces & faiblesses physiologiques individuelles.

 

Mais les médias & la publicité n'en ont cure, car seule la masse est source de profit.

 

Adhérer à un tel discours, c'est tout simplement se nier soi-même.

 

Nous pourrions ainsi multiplier les exemples de contre-vérités ou d'idées reçues véhiculées auprès d'un public peu enclin à les remettre en question.

La communication de l'alimentaire désespérément primaire & bêtifiante, s'appuie sur ce que réclame le consommateur, tout en occultant ce qu'il redoute d'apprendre. C'est pourquoi il est si important d'aller chercher l'information par nous-mêmes…

 

Voir le livre : BOUFFE A BAFFES, PUB A CLAQUES !



27/05/2007
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