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Le moral a-t-il une influence sur la maladie ?

 

                                              

 

 

Lorsqu'un cancer est découvert, la rumeur l'associe souvent à un drame dans le passé du malade. Les cancérologues n'y croient guère (pas tous justement !) car les études cherchant un lien entre psychisme et cancer ne sont pas concluantes. ( !!!)

 

Il a cependant été  démontré qu'un stress émotionnel important, comme la mort d'un conjoint, affaiblit le système immunitaire, c'est-à-dire les moyens qu'à l'organisme de détruire non seulement les microbes mais aussi les cellules cancéreuses.

 

A l'inverse, les gens éprouvant un réel bien-être (mesuré par les tests de psychiatrie) ont un système de défense plus efficace qui, par exemple réagit plus activement au vaccin contre la grippe.

 

La souffrance n'est peut-être pas une cause de cancer, mais tout ce qui peut donner bon moral aide à le combattre.

 

Au Centre d'étude du cancer de l'université de l'Ohio, le Dr Barbara Andersen a montré que le soutien psychologique accroît chez les femmes opérées d'un cancer du sein le nombre de lymphocytes T4, essentiels dans la lutte contre les cellules tumorales.

 

L'augmentation est faible (+5 %, contre – 5 % sans soutien psychologique) et cette relance de l'immunité ne suffit peut-être pas à éviter les rechutes. Mais elle ne nuit pas à la lutte contre l'évolution de la maladie.

De plus, ce soutien réduit le stress lié aux traitements.

 Des travaux sur des rats soumis à des décharges électriques après l'implantation des tumeurs montrent que les animaux pouvant contrôler ce stress en appuyant sur une manette rejetaient plus souvent la tumeur.

 

Bien que la science n'explique pas encore ces phénomènes, les psy ont déjà fait leur entrée en cancérologie pour aider les malades à supporter l'annonce du diagnostic et les traitements.

 

Certains cancérologues affirment que des explications pychosomatiques, vision tronquée d'un problème complexe, risquent de culpabiliser les patients en les rendant responsables de leur cancer, et de leur donner l'illusion de pouvoir contrôler une maladie qui nous échappe.

 

Qu'importe,  l'essentiel est de guérir, et « pour guérir, il faut rêver de guérir », affirme le Pr Zarifian dans son livre la Force de guérir…



04/01/2007
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