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Les cheveux : la nature animale.

   Dans les cheveux (comme dans les ongles) liés à la puissance vitale et à la force de l'homme, se concentrent les vertus et propriétés de l'être : d'où le culte des reliques des saints et la coutume de conserver en souvenir une mèche de cheveux ayant appartenu à un être aimé ou les premières dents de lait d'un enfant.

 

La chevelure symbolise la force physique, la virilité.

 

Symbole de forces instinctives, elle est un élément incontestable séduction et d'attraction sexuelle de la femme : le sacrifice volontaire de la chevelure, sorte de castration symbolique représente la sublimation de ces instincts, le renoncement aux valeurs mondaines.

 

Dans les ordres féminins, les religieuses sont tondues lors de la prononciation des vœux.

 

On coupait autrefois les cheveux des femmes de mauvaise vie à titre de punition. Les moines, l'ascète hindou se rasent la tête…

 

Dans l'antiquité, la chevelure était un symbole de liberté : on rasait les cheveux aux esclaves et aux criminels (coutumes conservée par les prisons.)

 

Elle est parfois le signe d'appartenance à un groupe, à une secte : au Japon, la coiffure du samouraï était un privilège qui le consacrait ; la perte du chignon était pour lui le pire des déshonneurs…

 

La coiffure est une expression de la persona : elle reflète l'attirance de l'individu à l égard des forces instinctives : le fait, pour la femme, de les porter longs ou courts, noués ou dénoués exprime la disponibilité ou la réserve, celui de la montrer ou de la cacher trahit le désir de plaire, de se faire remarquer ou au contraire, d'éviter les regard et le désir…

 

Selon Aeppli, les cheveux sont avec les poils, un produit de notre union avec la nature animale. L'abondance ou l'insuffisance, le fait de se soigner les cheveux ou de les laisser en désordre sont autant d'indications sur cette nature...

 

Aussi, lorsque, en rêve, on rencontre le coiffeur, il est temps de soigner sa nature brute. Il faut dompter les cheveux hirsutes…réduire à la civilisation ce qui d'un côté est trop viril, trop rude, et de l'autre trop féminin, trop délicat.

Il semble indiquer un devoir de s'adapter à un ordre conventionnel…



28/12/2006
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