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Vision de la médecine d'une Culture à une Autre...

   En parcourant le Monde des Cultures, je suis frappée par le fossé qui sépare la Médecine Occidentale et celle des autres Cultures...

 

*** L'une dissèque, extrait, isole, raisonne, produit & vend.

*** Les autres rassemblent, ressentent, impliquent, humanisent,

       spiritualisent et donnent.

 

Pourquoi cette différence ?  Elle est culturelle !

 

L'Occidental, à une époque qu'un historien pourrait mieux situer que moi, s'est peu à peu considéré comme déconnecté de son environnement et de ses semblables. Cette croyance a engendré un individualisme sans précédent. N'étant relié à rien, il peut tout se permettre, agir en toute irresponsabilité. S'il est malade, ce n'est pas sa faute mais celle d'un virus, de l'hiver trop froid, de la pollution…

 

Exemple cynique : s'il est atteint d'un cancer du poumon, c'est la faute aux fabricants de cigarettes…

Mais ce n'est jamais en raison d'une alimentation déséquilibrée, d'un mode de vie trop sédentaire, de cadences infernales, de dépendances de toutes sortes ou d'un climat relationnel pourri…

 

L'Occidental, à l'image de sa médecine, s'isole, se protège, se méfie. Les générations ne communiquent plus trop entre elles, les couples ont du mal à se supporter, les voisins se parlent à peine (quand il le font !), l'héritage légué aux générations futures est superbement négligé.

 

Ce (terrible) sentiment de séparation vient d'un oubli capital. Oui, nous avons oublié que nous faisons partie d'un tout : rien ne peut exister par et pour lui-même, (ce serait absurde), mais tout est interactif & interdépendant. Pourtant, ce sentiment de séparation (« moi, je suis différent des autres ») n'est qu'une illusion car en fait, nous sommes tous reliés, qu'on le veuille ou non.

 

Ne pas le reconnaître, c'est souffrir, se sentir seul, en danger, persécuté. Alors, on met au point une médecine agressive pour éradiquer les virus, les agents pathogènes, lutter contre les maladies. On dégaine un arsenal chimique ou vaccinal pour détruire l'ennemi. Et ces peurs qui nous rongent de l'intérieur font le lit de toutes les maladies. Au terme « maladies de civilisation », posons celui de « maladies de notre civilisation ».

 

Le sentiment d'appartenance ramène au contraire à une juste & rassurante réalité. L'homme, les animaux, les végétaux, la nature, les esprits, font partie d'un grand Tout.

 

On ne peut impunément exploiter ou abuser de l'un ou de l'autre sans remettre en question l'équilibre global. Cette conscience amène naturellement vers une forme ou l'autre de spiritualité, puisque ce Tout doit forcément avoir une raison d'être, une cohérence qui transcende l'homme.

 

C'est pourquoi les chamans communient, par des rituels qui leur sont propres, avec le monde des esprits, que ce soit celui des plantes, des ancêtres ou d'autres entités. Pour eux, la maladie résulte d'un déséquilibre qui éloigne l'homme de sa place dans le cours des choses. Le Chaman, par ses pratiques « magiques », impressionne le patient et crée ainsi un contexte favorable à sa guérison.

 

L'homme traditionnel ne souille ni ne pille la nature, ne tue pas plus d'animaux qu'il n'a besoin pour se nourrir, ne s'approprie pas la terre : il partage, respecte et remercie. Il vit en clans, en tribus, mais rarement seul, il vit au cœur de sa communauté, qu'elle soit passée, présente ou future. Il se sent « relié », donc concerné.

 

Sans chahuter des pratiques qui ont leur sens dans leur contexte, l'Ethnomédecine observe, écoute et applique les connaissances modernes compatibles avec les traditions culturelles des pays concernés.



28/11/2007
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