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La Loi des Signatures.

   Les plantes

 

auraient-elles un langage par l'intermédiaire duquel  elles nous indiqueraient leurs vertus thérapeutiques ?

 

Selon la Loi des Signatures, appelée également « théorie des signatures », les plantes indiquent leurs vertus thérapeutiques par leur forme, leur couleur ou leur mode de vie.

 

  Ainsi par exemple, une plante cordiforme aurait des vertus bénéfiques pour le cœur, une plante rouge aurait une action au niveau du sang ou de la circulation sanguine, une plante croissant dans les lieux froids & humides aurait une action sur les maladies produites par ces conditions généralement défavorables à la santé de l'être humain.

 

L'exemple le plus fréquemment cité, car probablement l'un des plus frappants sur le plan visuel, est la noix : si on observe les formes des cerneaux, on constate qu'il ressemble d'une façon stupéfiante … au cerveau !

 

L'orthographe des 2 mots ne diffèrent d'ailleurs que d'une consonne. Or la noix, bien que très controversée dans l'histoire de la Loi des Signatures car on lui a prêté, peut-être par excès de zèle, des propriétés qu'elle n'a pas, est très riche en acides gras essentiels, favorables à nos cellules grises !

 

Les prémices intuitifs de la phytothérapie.

 

Comment nos ancêtres purent-ils inventer la phytothérapie alors qu'ils ne disposaient pas des moyens scientifiques modernes, tels que la phytochimie, permettant d'analyser leurs principes actifs & leur toxicité ?

 

Cette découverte ne put être le fruit du hasard, car consommer une plante pour tenter d'expérimenter ses vertus aurait bien plus de chances de conduire à une intoxication  -et certaines plantes peuvent être mortelles ! -  qu'à une guérison. De plus comme chacun sait, pour qu'une plante médicinale ait un effet thérapeutique, il faut en faire un usage répété afin de pouvoir bénéficier de ses effets.

 

L'explication la plus vraisemblable serait la Loi des Signatures.

 

Née de l'observation de la nature et basée sur le principe « simila simibulus curantur » (les semblables soignent les semblables), elle a révolutionné l'histoire de la science et de la pensée humaine en général.

En effet, elle permit d'établir les premiers systèmes de classification des plantes médicinales et nombre de plantes médicinales « découvertes » grâce à elle figurent aujourd'hui en bonne place dans la pharmacie occidentale.

 

On retrouve cette théorie dans quasiment toutes les cultures de la planète, que ce soit en Europe, en Afrique, en Asie ou dans l'Amérique précolombienne.

 

En Europe, durant la Renaissance, les alchimistes  reprirent le savoir populaire de la Loi des Signatures et l'officialisèrent en l'intégrant dans l'enseignement académique.

C'est ainsi qu'ils lui donnèrent ses lettres de noblesse et permirent que, par l'intermédiaire de leurs écrits, ce savoir parvienne jusqu'à nous.

 

Une Loi Universelle.

 

L'astro-médecine est une conception prépondérante au XVIe siècle, époque où la Loi des Signatures fait son entrée dans la médecine universitaire européenne. La combinaison de ces 2 conceptions permet aux savants de l'époque de construire un système philosophique autour de l'Homme, sa santé et sa place dans l'Univers. Un système thérapeutique se met en place.

 

Les signatures indiquent les plantes à utiliser pour soigner différentes parties du corps et diverses maladies.

 

L'Iatromathématique (mathématique appliquée à la médecine) explique à quelle époque il faut les récolter et les prescrire pour obtenir une efficacité thérapeutique optimale.

Divers remèdes sont également « découverts ».

L'Astro-médecine devient une source de recherche de signatures.

 

Par exemple, les astrologues de l'époque assimilent le Soleil au cœur et la Lune au cerveau.

 

Ainsi,  les plantes « solaires » (avec des fleurs dont la couleur rappelle celle du soleil) sont réputées efficaces dans le traitement des maladies du cœur. C'est pourquoi les plantes comme

 

  la scorsonère (Scorsonera hispanica),

  le tussilage (Tussilago farfara) et  la tormentille (Potentilla tormentilla) sont prescrites pour soulager les troubles cardiaques.

 

Sur le même principe, on recherche des plantes « lunaires », avec des fleurs de couleur argentée comme

   la scille (Scilla maritima),   la bryone

 

(Bryona dioica) ou

 

   l'Oenanthe sp.

 

ou avec organes de forme lunaire, comme

 

les feuilles de  Botrychium sp. (une fougère),

 

les fruits de   la lunaire ou de la monnaie du Pape.

 

Ces espèces sont conseillées pour traiter les maladies du cerveau & des nerfs.

 

Enfin, après de années de recherche, le principe de la Loi des Signatures « simila similibus curantur », qui signifie « les semblables soignent les semblables » est assimilé et appliqué par l'Iatromathématique.

 

Un exemple : le diamant et le rubis étaient traditionnellement liés au Soleil, or cet astre influence le cœur & la circulation du sang. Par analogie, les pierres sont utilisées pour traiter les maladies cardiaques.

 

Le mariage des signatures & des astres permet aux minéraux d'entrer dans la pharmacopée européenne.

 

Les « signatures-griffes »

 

La loi ouvre également des voies pour la recherche de plantes adaptogènes.

La maladie, considérée comme une chose étrangère au corps humain (une espèce de « mauvais esprit »), doit être arrachée comme une mauvaise herbe.

Il n'est pas étonnant que l'on ait cherché des plantes ressemblant à une griffe, (capables d'arracher la maladie du corps). Tout comme les plantes anthropomorphes, ces plantes devaient être capables de soigner pratiquement toutes les maladies.

 

Parmi les « signatures-griffes » :

 

  La griffe du diable (Harpagophytum procumbens) est la plus connue parmi les plantes à « signatures-griffes ». Elle doit son nom à sa signature : ses fruits se terminent par 2 « hameçons » pointus. Ils s'accrochent facilement aux poils des animaux, leur causant des blessures et parfois même la mort. Ses propriétés toniques sont connues depuis très longtemps des indigènes d'Afrique du Sud. Les Européens découvrirent les propriétés de l'Harpagophytum pendant la guerre des Boers (1902) : c'est l'effet sur la convalescence des soldats indigènes qui attira leur attention.

 

Les recherches phytothérapiques ont d'abord mis en évidence son action anti-inflammatoire et son efficacité dans le traitement des rhumatismes, de l'arthrite & des douleurs musculaires.

La phytochimie reconnaît également l'action adaptogène de cette plante.

 

  La griffe du chat (Uncaria tomentosa), « Una de gato », est une autre plante à « signature-griffe ». Il s'agit d'une plante amazonienne, originaire du Pérou (une autre espèce, Uncaria guianensis, pousse en Guyane), utilisée par les guérisseurs indiens Ashaninka pour traiter les tumeurs.

Mais ils la considèrent également comme une panacée. Cette liane doit son nom aux organes qui lui permettent de s'accrocher aux troncs, organes qui ressemblent morphologiquement aux griffes d'un chat.

Les recherches ont d'abord établi son efficacité dans le traitement des troubles gastriques et de la maladie de Crohn, puis ses vertus immunostimulantes furent confirmées à leur tour. Les phytothérapeutes américains pensent que cette plante ouvre des voies nouvelles dans le traitement des cancers & des maladies virales.

 

D'autres exemples de Plantes-Signatures.

 

  Le Ginseng, plante anthropomorphe (sa forme rappelle étonnamment celle du corps humain) était considéré en Chine comme capable de soigner la totalité du corps et toutes les maladies. Personne ne nie aujourd'hui son action bénéfique et la plante est utilisée dans la prévention et le traitement du stress, de la fatigue, de la dépression, des maladies cardio-vasculaires, de l'hypertension, de l'anémie, du diabète, etc.

 

  En Afrique, les jeunes filles utilisent le saucissonnier dont les fruits ont un aspect phallique pour faire grossir leurs seins et soigner la stérilité. Or la plante contient des stérols dont la structure chimique est analogue aux hormones sexuelles.

 

  Les grains de café ressemblent dans l'imagination populaire au cerveau en raison du brin qui le divise en deux. Ils furent donc utilisés par de nombreux peuples d'Afrique comme stimulants. Or l'action stimulante de cette plante est bien établie.

 

  La tige de prêle rappelle étonnamment la colonne vertébrale et est donc considérée comme efficace pour le mal de dos. Or la plante est effectivement reminéralisante.

 

 Les feuilles de la Menthe poivrée furent comparées au nez donc indiquées pour les rhumes. Elle est effectivement efficace dans le traitement des catarrhes des voies aériennes supérieures.

 

  Le pissenlit dont les fleurs jaune comme la bile était considéré pour le traitement des affections hépatiques. La plante est en effet un stimulant des fonctions hépatiques et présente bien d'autres vertus encore.

 

 Le saule qui vit dans les lieux froids & humides, c'est-à-dire ceux qui favorisent les rhumatismes ainsi que certaines fièvres, était considéré comme efficace pour le traitement de ce type d'affections.

Il a effectivement une action fébrifuge et antirhumatismale. Son écorce présente d'ailleurs des propriétés voisines de celle de l'aspirine.

 

  La reine des prés : sa signature est identique à celle du saule. C'est dans ses boutons floraux que fut découvert l'acide salicylique. Car Linné donna à cette plante le nom de Spiraea ulmaria, nom qui est à l'origine du terme aspirine !

 

Bien d'autres plantes encore sont décrites dans l'ouvrage,

 

   telle la célèbre mandragore, des plantes adaptogènes, des plantes aphrodisiaques, montrant à quel point le Loi des Signatures est d'une universalité remarquable et à quel point nos connaissances actuelles reposent sur cet antique savoir populaire.

 

  CLIC

 

Une Sagesse Millénaire.

 

Bien que naturelles, les plantes ne sont nullement inoffensives et peuvent même présenter une toxicité gravissime : ne tentez jamais d'herboriser sans parfaitement connaître les plantes et entourez-vous des précautions nécessaires.

 

La Loi des Signatures est un héritage universel, qui unit les traditions des peuples de la terre.

Et si l'efficacité des remèdes de « bonne fame » (de bonne renommée et non de bonnes femmes…) d'autrefois est souvent confirmée par la science moderne, souvenons-nous que nous ne sommes pas  plus intelligents ni plus forts que nos ancêtres et qu'aujourd'hui encore, nous avons beaucoup à apprendre d'eux…



10/05/2008
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