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Les principales sources d’hormones végétales.

     Le Yam ou Igname sauvage mexicain 

                                ou  DIOSCOREA.

 

Cette « patate douce », parmi les huit espèces connues, fut à l'origine, après la seconde guerre mondiale, de la fabrication de la progestérone.

Bien que le Yam ne se transforme pas en progestérone ou en DHEA dans l'organisme et qu'il soit donc tout à fait inapproprié de l'appeler, comme les Américains « DHEA végétale », il se comporte comme un modulateur de récepteurs cellulaires, et parfois comme un stimulant endocrinien (glandes surrénales & sexuelles).

 

Effectivement, après plusieurs semaines d'absorption, les dosages hormonaux peuvent révéler une augmentation significative aussi bien des oestrogènes que parfois de la progestérone ou de la S-DHEA.

 

Ce sont les effets très surprenants du Yam qui ont engendré toutes les recherches à son sujet, et en particulier ceux sur les bouffées de chaleur au cours de la ménopause, ou ses effets de stimulation ovarienne chez les femmes présentant des troubles du cycle menstruel dus à une insuffisance de sécrétion. Mais les propriétés du Yam ne s'arrêtent pas là :

 

Il présente des effets défatigants, améliore la forme & augmente l'énergie. Ces propriétés pourraient être attribuées à la stimulation des glandes surrénales qui, rappelons-le, sécrètent de multiples hormones dont la DHEA, les hormones sexuelles & la cortisone, hormone anti-fatigue par excellence.

 Il présente des effets cholérétiques, c'est-à-dire comme l'artichaut & diverses autres plantes, il stimule la fabrication de bile et améliore la digestion des matières grasses ingérées.

Il présente (ainsi que les extraits de soja) des effets légèrement amaigrissants, antioedémateux & anti-cellulitiques, peut-être dus à une action sur le rein (diurétique) & cardioprotectrice.

  Il contient certains alcaloïdes qui agissent comme antispasmodiques sur l'intestin et permettent ainsi d'aider certains colitiques. Le « kawa kawa » est une autre plante qui complète bien les effets calmants du Yam.

 Il présente, probablement du fait de la présence de « saponines » des effets anti-inflammatoires légers qui permettent de soulager, à terme et en association avec d'autres traitements ou suppléments nutritionnels, certaines douleurs articulaires.

 

Le Yam peut être présent seul ou associé à d'autres phytomodulateurs comme le soja, le Cimicifuga, la racine de réglisse ou le trèfle rouge…

 

   Les Extraits de Soja.

 

L'efficacité du soja & des extraits de soja est très popularisée et ce n'est qu'un début puisqu'un grand laboratoire a mis à disposition du public un complément nutritionnel constitué d'extrait de soja et destiné à diminuer l'intensité des bouffées de chaleur ménopausiques.

 

Il est habituel de dire que la femme japonaise ne connaît pas les bouffées de chaleur et que cette particularité est due à sa consommation quotidienne de soja sous différentes formes. Il ne faut pas oublier que les Japonais consomment du soja en général pendant toute leur vie, ce qui n'est pas le cas des Occidentaux.

 

Cependant une étude scientifique a démontré son efficacité, par la consommation, 2 fois par jour, de 10 g de protéine de soja : ces femmes ont une diminution de leurs bouffées de chaleur, de leur tension artérielle et de leur mauvais cholestérol.

 

Beaucoup de chercheurs pensent que toute femme tirera un bénéfice à ajouter à son alimentation de telles quantités de soja (sous réserve du contrôle de sa provenance ou de la preuve tant attendue de l'innocuité des OGM !), mais il faut savoir aussi que certaines personnes le digèrent mal : gaz, ballonnements et prises de poids sont parfois au rendez-vous.

 

Il semble que les extraits de soja, par leur richesse en génistine et donc leur similitude avec les oestrogènes, soient également en mesure de bloquer des récepteurs spécifiques aux oestrogènes que l'on nomme « ER alpha », récepteurs activés lors de la croissance des cancers oestrogèno-dépendants, alors que d'autres récepteurs « ER béta »n qui sont impliqués au cours du métabolisme osseux ou cardiovasculaire, soient au contraire, stimulés par les extraits de soja.

 

D'autres mécanismes sont évoqués pour expliquer le fait que la consommation de soja diminue les risques d'apparition de cancers tels cancers du sein, des ovaires, de la prostate, du côlon, du foie, du cerveau…

 

       Actea Racemosa.

 

                (CimicifugaRacemosa)

 

Cette plante fait partie de la famille des Renonculacées. On la nomme en français Actée à grappes, herbe aux punaises. Elle est utilisée dans les troubles sexuels & circulatoires, bouffées de chaleur, migraines, troubles du caractère & du sommeil apparaissant en période ménopausique et dysménorrhées (douleurs de règles).

 

Il apparaît que Cimifuga Racemosa réduit les bouffées de chaleur par la régularisation de la réponse hormonale de l'hypophyse à la déficience en oestrogènes au moment de la ménopause.

 

En raison de son exceptionnelle sécurité d'emploi, l'extrait de Cimifuga Racemosa est couramment utilisé aux Etats-Unis ainsi qu'en Allemagne, où il dispose de l'approbation du Ministère de la Santé à condition de ne pas être conseillé chez la femme enceinte ni utilisé  pendant une période continue de plus de 6 mois à cause du risque (à fortes doses) d'apparition de maux de tête & de douleurs gastriques.

 

        La Réglisse.

 

Un extrait de réglisse, l'acide glycyrrhétique, stimule la conversion naturelle de la testostérone en œstrogène. De plus, alors que les traitements traditionnels ont parfois pour effet secondaire de favoriser les thromboses (formations anormales de caillots sanguins), cet extrait inhibe naturellement l'action de la thrombine et contribue ainsi à réduire le risque cardio-vasculaire.

 

    Le Trèfle rouge.

 

C'est la seule plante à contenir les 4 isoflavones : biochanine, formonétine, génistéine et daidzéine. Des essais cliniques ont démontré son efficacité sur la réduction des symptômes liés à la ménopause et en particulier les bouffées de chaleur. La présence de génistéine peut faire penser que le trèfle rouge aurait un effet phytomodulateur semblable à celui du soja et serait capable de prévenir les mêmes maladies dégénératives.

 

   Le Dong Quaï. (Angelica sinensis)

 

Depuis des milliers d'années, il est utilisé pour traiter une grande variété de troubles féminins. Le Dong Quaï  est aussi prescrit en cas de règles douloureuses, irrégulières ou d'absence de règles, pendant la grossesse et peut faciliter l'accouchement.

 

On lui a donné le nom de « ginseng féminin », mais il peut stimuler la forme chez l'homme.

 

Son activité serait due à des effets antispasmodiques. De plus, il peut réduire la tension artérielle et exercer une action antiarythmique. C'est un antalgique qui peut calmer les douleurs arthritiques & des maux de tête.

 

Il est tout de même recommandé de ne pas l'utiliser en cas de diarrhée, de maladie hémorragique, de règles très abondantes,  pendant les 3 premiers mois de la grossesse et pendant une grippe ou un rhume. Même recommandation en cas de fibromes.

 

    Le Gattilier. (Vitex Agnus Castus)

 

Cette plante fait partie des verbénacées. Elle s'appelle aussi Agneau Chaste, et elle est bien connue des homéopathes sous son nom latin. (Vitex Agnus Castus).

 

C'est une plante dont on utilise les baies séchées. Elle pousse autour de la Méditerranée et en Orient. Au Moyen-âge, elle fut bien connue chez les moines pour ses propriétés anaphrodisiaques.

 

En Europe centrale, le gattilier est utilisé pour favoriser la lactation. Mais il est surtout préconisé dans le traitement des problèmes associés au cycle féminin, que ce soit syndrome prémenstruel (sensibilité des seins, rétention d'eau, crampes menstruelles, anxiété) ou la ménopause (sécheresse vaginale, bouffées de chaleur.)

 

Le Gattilier améliore la vascularisation des muqueuses vaginales et diminue leur sécheresse.

 

C'est un complément de choix en cas de fibromes  et lors de règles trop abondantes & hémorragique. Il ne doit pas être utilisé chez les femmes enceintes du fait de son action stimulante sur l'utérus.

 

Le Gattilier ne contient pas de phytohormones, mais agit sur l'équilibre hormonal. Son action est lente, mais certaine. Il faut souvent attendre 2 mois avant de constater des résultats.

 

    (Salva Sclarea)      

 

On la nomme en français orvale, Toute-bonne, Herbe aux plaies.

Elle pousse en Europe méridionale, coteaux arides, jusqu'à 1000 m.

Son action « œstrogène-like » la fait préconiser comme antispasmodique, antisudorale & stimulante, donc contre les bouffées de chaleur & la fatigue au cours de la ménopause.

 

   La Sauge officinale. (Salvia officinalis)

 

La sauge officinale qui fait partie de la même famille est plutôt utilisée en tisanes, extraits ou teintures.

 

  Le Manteau des Dames  

                           (Alchemilla vulgaris)

 

C'est une plante commune en France et dans l'aire euriasatique tempérée ou froide qui fait partie de la famille des rosacées. Elle se rencontre dans les prairies fraîches, les clairières & à la montagne. Il s'agit d'une plante vivace de 10-40 cm, aux feuilles arrondies & palmées, plissées, retenant les gouttes de rosée. Elle contiendrait une « progestérone-like » et stimulerait la lactation.

 

Le Dr Valnet lui prête les indications suivantes :

·        troubles des règles (trop abondantes ou douloureuses)

·        leucorrhées (pertes vaginales)

·        accouchement, suites d'accouchement.

·       Troubles digestifs, avec inflammations intestinales.

 

   L'Achillée Millefeuilles.

                    (Achilla Millefolium)

 

Cette plante est très commune dans toute l'Europe et existe dans le Nord de l'Afrique & de l'Amérique de même qu'en Asie. Elle contient des flavones : apingénol & lutéolol, et des glucosides qui lui confèrent des propriétés spasmolytiques.

 

La plante est employée contres les spasmes digestifs & utérins. L'ensemble de ses composées chimiques concourt à un effet anti-inflammatoire, cicatrisant externe utilisable dans les brûlures, plaies, ulcères, hémorroïdes, leucorrhées où intervient également le caractère astringent d'une petite quantité de tanin.

 

    Le Chardon Marie.

                   (Carduus Marianus)

 

Cette précieuse plante est aussi dénommée internationalement Silymarine. Son origine se situe en Europe du Sud et du Sud-Est. On la rencontre dans les jardins comme à l'état sauvage sur des terrains secs, des talus ou des landes désertiques.

 

C'est en augmentant le métabolisme et plus particulièrement le catabolisme des hormones, au cours de leur passage trans-hépatique, que cette précieuse plante modifie les équilibres hormonaux. Son activité « progestérone-like » sera donc la conséquence directe de sa capacité de transformer les oestrogènes, et surtout les excès d'oestrogènes.

 

Elle est donc toute indiquée chez les personnes ne supportant pas ou n'ayant pas supporté (migraines, nausées, gonflement, prise de poids…) les thérapeutiques hormonales classiques (pilule ou THS).

 

Elle peut être utile pour supprimer ou diminuer d'intensité les maux de tête (céphalées ou migraines) qui surviennent ou augmentent d'intensité dans la période précédant les règles.



13/06/2007
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