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Nous avons tous en nous un système guérisseur.

  Le « système de guérison », tel que nous le concevons, possède 3 fonctions : diagnostic, autoréparation et auto-régénération. Il travaille généralement en deçà du seuil de la conscience. Malheur à la cellule qui devient cancéreuse dans un organisme fonctionnant normalement : elle va être identifiée, détruite et éliminée, à la suite de quoi le corps va se remettre complètement à neuf. Telle est l'homéostasie, le service de surveillance-entretien-réparation, responsable de la bonne santé du corps. C'est lui qui nous libère du souci de l'oeil, de combattre les escadrons de bactéries qui nous agressent tous les jours sans que nous le sachions.

 

Mais quand l'atteinte, blessure ou maladie, est grave, une mobilisation générale devient nécessaire. Norman Cousins en parle comme de la « grande orchestration de tous les systèmes organiques permettant aux humains de relever tout défi important ».

 

Etant donné que le système immunitaire & le système nerveux (y compris le cerveau, siège de nos pensées et émotions) échangent des informations, il est tentant de se demander jusqu'à quel degré de l'échelle du savoir conscient le « système de guérison » peut accéder. On a longtemps cru, par exemple, que les mécanismes de contrôle des fonctions inconscientes comme les battements du cœur ou la température étaient parfaitement autonomes. Mais le biofeedback et l'hypnose ont montré que ces fonctions habituellement inconscientes pouvaient être influencées intentionnellement dans des états modifiés de la conscience comme la méditation, la visualisation, la relaxation et la transe.

 

Nous en sommes arrivés à nous demander si, en cas de menace grave, la psyché n'était pas convoquée dans la chambre des machines pour coordonner une intervention d'urgence. Cela expliquerait certains des phénomènes observés. Il semble que seul l'axe corps-esprit-âme puissent expliquer comment des phénomènes aussi intangibles que la volonté de vivre parviennent à modifier de façon tangible le cours d'une maladie.

On pourrait dire que le « système de guérison » n'intervient pleinement qu'en cas d'incapacité de la physiologie à repousser une menace, quand l'ensemble de nos ressources humaines doivent être mobilisé pour combattre un adversaire capable de nous détruire.

 

Pour dresser la carte du « système de guérison », nous nous sommes inspirés de la formule de Buckminster Fullern l'inventeur du dome géodésique :

« Si tu veux comprendre quoi que ce soit, pars de l'Univers. »

 

Et plus nous élargissons notre angle de vue, plus le « système de guérison » nous semblait appartenir à l'univers des stimuli, qui englobe jusqu'à la vie humaine, plus il nous semblait que ses contours n'avaient d'autres limites que celles de notre individualité.

 

Tous les récits de guérisons remarquables, désigne une constellation de facteurs susceptibles d'avoir joué un rôle dans leur rétablissement :

 

   Quelques cas en exemple.

 

Ø     Opérée pour un cancer du côlon, on l'a refermée et renvoyée chez elle sans espoir de guérison. Mais cette femme de 40 ans (qui venait de perdre ses 2 parents dont elle s'était beaucoup occupée) avait rencontré un homme juste avant de ressentir les premiers symptômes. Elle n'a jamais su qu'elle avait eu un cancer et s'est rapidement remise pendant les préparatifs de son mariage. Aujourd'hui, elle s'entend plutôt bien avec son mari et se porte à merveille.

Ø    Atteint d'un glioblastome multiforme, Mr G., fut opéré, mais sans résultat. Pourtant, au lieu d'augmenter, ses symptômes régressèrent. Il peut quitter l'hôpital complètement rétabli, affirmant seulement que son attitude face à la vie avait changé après son tête-à-tête avec la mort.

Ø     Mr Y. âgé de 45 ans, censé succomber à un cancer du côlon généralisé, tenait fermement à son projet d'écrire un livre. Il se remit et vécut au moins 10 ans…

Ø     Une femme de 52 ans ayant un cancer du côlon terminal n'avait plus, selon les médecins, que 15 jours à vivre. Elle était d'une maigreur squelettique.

     Un petit-fils lui naquit. Elle reprit du poids et vécut 14

     mois sans aucun symptôme, s'occupant beaucoup  du

     bébé…

Ø      Une femme de 52 ans avait un cancer de l'utérus qui s'était répandu dans l'intestin et paraissait mortel à très court terme. Mais le mari, qu'elle détestait profondément, mourut. Aujourd'hui, 18 mois plus tard, elle se porte comme un charme…

 

La complexité de notre « guérisseur interne » ne connaît pas de borne et ne respecte aucune limitation. La liste des phénomènes qui peuvent faire partie intégrante de ce système s'est allongée, des mécanismes purement biologiques comme la cicatrisation des blessures, l'immunité, la génétique et les neurotransmetteurs jusqu'aux données moins tangibles que sont les émotions, les conviction, les rêves & les symboles, l'hypnose, la dissociation, les affects, des forces comme l'amour, la visualisation, l'art, le biofeedback, la nutrition et même l'éventuelle intervention d'une « énergie » inconnue.

 

La guérison remarquable n'est encore qu'un continent où se côtoient différentes tribus possédant un langage commun. Il apparaît que l'harmonisation entre le moi intérieur & les circonstances extérieures n'est pas sans incidence…

 

Le concept de « système de guérison » est une fenêtre, mieux, une lentille spéciale à travers laquelle considérer la guérison remarquable pour y chercher une explication.

 

Il est possible que « certains blocages émotionnels » créent une « mésinformation » qui empêchent le système immunitaire de fonctionner normalement. Le problème consiste alors à restaurer le signal pour informer le système immunitaire de ce qu'il ignorait.

 

L'une des fonctions du « système guérisseur » est d'amplifier ces messages qui restaurent la santé. On sait que certaines cellules signalent biochimiquement à différents éléments du système immunitaire la nécessité de se mobiliser contre un envahisseur pathogène.

Il s'agit en fait d' « appel au secours », et il paraît logique qu'ils soient entendus à d'autres niveaux du « système de guérison » affectés par les neuropeptides, peut-être sous la forme d'émotions, de pensées & d'images mentales.

 

Einstein a dit un jour que la question fondamentale de la science devrait être : « L'Univers est-il amical ? »

 

On peut répondre aujourd'hui qu'il existe au moins un univers amical, celui de notre « système de guérison » puisqu'il est entièrement tourné vers un seul but : le ralliement de toutes les fonctions psychophysiospirituelles au service de la guérison.

 

Quand le corps ne peut plus se battre tout seul, on peut supposer qu'il envoie des neuropeptides pour réclamer l'assistance de l'esprit. Si tel est le cas, la question des « faux espoirs » donnés à une malade quand on l'encourage à mobiliser volontairement ses ressources physiques, psychiques & spirituelles n'a plus de sens puisque c'est exactement ce que fait déjà notre « guérisseur » interne.

 

Toutes les sociétés du monde, tout au long de l'histoire, ont utilisé des techniques de guérison. Processus symboliques, états modifiés de conscience, émotions fortes, mouvements physiques spécifiques et soutien de communautés, souvent associés avec la guérison exceptionnelle, sont également présents dans le s rituels de guérison de toutes les cultures.

 

Les religions, notamment, ont souvent recours à ces pratiques, ce qui amène à se demander quelle peut être l'incidence de cette activité spécifiquement humaine sur notre système de guérison.

La « psychodynamique des rites religieux peut procurer le sentiment d'être aimé ainsi qu'une excitation physiologique réelle pendant la prière… qui sont perçus comme associés à la santé et au bien-être » déclare le Dr Jeffrey Levin..

 

Et l'analyse qu'il fait du « système de guérison » n'exclut pas ce qu'il appelle un « pouvoir désincarné » ou une « force empirique » (à ne pas confondre avec une force surnaturelle), dite prana, chi ou force de vie, qui pourrait bien être « l'ingrédient actif dans des pratiques comme le yoga de la respiration ou l'acupuncture ».

 

Comme le dit Spiegel, qui s'avoue fasciné par les similarités entre toutes les cérémonies de guérison :

« Tous les chemins mènent à Rome mais une fois qu'on y est c'est la seule cité. La capacité de regarder vers l'intérieur et de ne pas laisser le statique interférer avec la musique,  y est l'objectif commun ».

 

Les messages des personnes  concernées par le passage difficile de cette maladie  m'ont incitée à relever quelques paragraphes tirés du Livre « Guérisons remarquables » de Caryle Hirshberg et Marc Ian Barasch.

 

Ce peut être un outil supplémentaire et salutaire pour le moral : aborder le problème avec une nouvelle compréhension est à l'évidence indispensable… et curatif !



24/03/2008
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