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Retrouver l'enfant en soi.

    Retrouver l'enfant en soi.

 

Tomber les masques pour une vie authentique.

 

Qui suis-je ? Quel est le sens de ma vie ? Vivre épanoui & heureux… Répondre à ces questions fondamentales est pour la plupart de nous un but essentiel de notre recherche. Accéder à la conscience de qui nous sommes vraiment est certainement la réponse, la solution à toute notre angoisse, et sans doute le but de notre vie.

 

« Si vous ne changez pas et ne devenez pas comme les enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux : » a dit un vieux maître. Et si précisément nous devions trouver la réponse à nos interrogations, dans le cadre de cette recherche ? Faire renaître, redonner la vie à l'enfant qui est en nous.

 

L'enfant est illimité.

 

Observez un très jeune enfant. Le monde lui appartient. Dès la naissance, l'enfant est lavé, caressé, dorloté, réchauffé : il se sent accueilli, il reconnaît qu'il existe parce qu'il se sait reconnu, et se sent entouré de beaucoup d'amour. Bébé, il sait tout de suite obtenir du monde ce dont il a besoin. S'il a faim, il pleure pour obtenir le sein de la mère ou de la nourriture, il s'arrête et repousse dès qu'il est rassasié, dort tout son saoul et s'éveille lorsqu'il a son content de repos et sourit à la vie, ou aux anges… De son doigt, il crée et dessine des lignes au plafond ou suit les motifs de la tapisserie. Tendant les bras, il cueille la lune dans le ciel. Il rit en jouant avec les étoiles ou les nuages. Son espace est illimité. Il ne se soucie pas encore de plaire ou de ne pas plaire, ni de l'apparence qu'il a pour les autres, ainsi il agit spontanément, sans timidité. Il est absolument indépendant du regard des autres et du jugement d'autrui.

Un peu plus grand, à peine capable de marcher ou de se traîner, il va partout où son désir le conduit. Il n'a encore aucune peur ! S'il est encore très jeune, transporté en un lieu étranger, mis en présence de personnes qu'il ne connaît pas, il est sans aucun doute chez partout il se trouve. Il rit ou pleure, sans aucune honte, exprime ses émotions, éveillant en nous attraction & compassion. Absolument créateur, il joue d'un quelconque morceau de bois ou objet, il imagine et devient réellement, et tour à tour, maître de l'univers, artiste, aéronaute, grutier, chauffeur de la voiture la plus rapide ou d'un camion…Son imagination, sa créativité sont sans limites. Sa capacité à Etre ne connaît aucune limite !

 

Les premières limites.

 

Seulement, cette phase innocente se trouve très rapidement dépassée. Cela dès qu'il prend conscience du regard plein de significations que portent ses parents sur lui. Regards de désapprobation, de colère, d'amour ou d'aversion sont les messages qu'il reçoit de son entourage. Il va donc tenter d'apporter une réponse adaptée à cette situation afin de « faire plaisir » et obtenir ainsi le plus d'amour possible.

 

Ses parents lui imposent très tôt ses premières limites. C'est d'abord le parce dans lequel son espace est restreint, afin de le protéger des dangers que nous imagions, (ou peut-être aussi pour nous protéger nous-mêmes de ce trop envahissant bambin ?).

 

Ce sont ensuite tous les interdits que nous opposons sa volonté de découverte : les « ne touche pas ! »,  les « nons », les « assez !», les « ne ris pas si fort !», « ne pleure donc pas !» ; les rejets : « sors de mes jambes… ».

 

Nous leur communiquons nos peurs : « ne sors pas, tu vas prendre froid…ne touche pas aux allumettes…descend de là !, tu vas te faire mal…tu vas tomber…ne cours pas si vite… »

 

Plus tard, nous décidons pour nos enfants (et à leur place) de ce qui est bien pour eux, de ce que nous voulons de mieux pour eux. Pour leur bien. Nous choisissons leurs activités : « mais si, tu vas faire du rugby…de la danse…du piano… ».

 

Nous choisissons leur profession : «  tu feras comme ton père (comme ta mère) : tu seras instituteur, médecin, pharmacien ou agriculteur… »

Nous décidons pour eux, à leur place, de ce qui est bien et de ce qui est mal pour nous : « ne fume pas…ne bois pas…ne te drogue pas… »

Trop souvent sans aucune explication. Nous jugeons : « tu es nul…tu n'y arriveras jamais…ce n'est pas bon pour toi… »

 

Il n'y a pas si longtemps encore, nous choisissions pour eux (pour nous), le meilleur parti : le mari ou l'épouse qui nous assurerait d'un mariage réussi.

 

La liste est très longue de toutes ces injonctions, de toutes ces limitations que nous avons reçues. Elles ont construit nos limites, bâti et entretenu nos peurs, installé nos croyances… Nous trouvons dans cette situation, la raison principale de la révolte des adolescents.

 

Bébé, puis encore dans la prime enfance, nous avions cette capacité d'Etre, d'exister pleinement, le monde était en nous, il nous appartenait entièrement. Tous nos besoins, tous nos désirs, toutes nos envies (en-vie) étaient satisfaits. Nous recevions tout l'amour nécessaire à notre existence, nous étions parfaitement en sécurité, en harmonie, en équilibre, reliés à tout. Nous pouvions obtenir de la vie tout ce que nous attendions. Puis avec le temps, très vite, trop vite, nos parents, l'entourage, l'éducation emprisonnent notre capacité d'être dans un carcan conventionnel, dans des peurs & des désirs qui ne sont pas les nôtres, dans des limites que nous n'avons pas choisies… Notre souplesse nous conduit à nous adapter à ces pressions. Ainsi notre personnalité se construit, sous la contrainte.

 

Masque & carapace.

 

Après quoi, adulte, tous nos comportements tendent à traduire ces croyances que nous avons reçues, à reporter ces jugements que l'on a porté sur nous, à nous limiter ç l'intérieur des peurs qui se sont fabriquées, à rechercher sans cesse cette reconnaissance, motivée par ce besoin d'amour, qui nous est indispensable pour avoir la conscience d'exister. Nous sommes devenus dépendants du regard des autres !

 

Nous avons forgé une carapace, une forteresse, pour nous protéger des injonctions reçues de notre éducation. Nous avons bâti un personnage « aimable » (selon ce que nous croyons aimable) afin de recevoir l'amour &é la reconnaissance. Nous nous sommes identifiés à ces faux maîtres que sont nos croyances, nos peurs, nos parents, le pouvoir, l'argent…

 

Qu'il s'agisse de notre activité professionnelles, sociale ou familiale, toutes nos pensées, toutes nos entreprises, tous nos comportements ont pour seul objectif d'obtenir l'amour et la reconnaissance, qui nous donnent le sentiment d'exister.

 

Etre…sans tricher !

 

Seulement, dans cette démarche qui nous conduit à tout fa       ire pour avoir la conscience d'exister, dans l'Avoir et dans le Faire, nous avons laissé de côté la conscience d'Etre celui que nous sommes vraiment. Exister, n'est pas Etre. Qui nous sommes vraiment, vraiment au fond de nous-mêmes, n'est pas cet être limité dans sa condition humaine. Qui nous sommes vraiment est pareil  à cet enfant que nous étions à notre naissance et dans notre jeune âge. Libre, capable d'accueillir entièrement, dans l'amour inconditionnel, le monde qui s'offrait à lui. Capable de rêves qu'il pouvait matérialiser, sans nul doute possibles, rien qu'en agitant la main au gré de ses pensé&es… Absolument dans l'instant présent, dans l'ici & maintenant, indéfiniment.

 

Pour devenir adultes, libres, indépendants, détenus et naturels, des êtres sains, harmonieux, équilibrés, nous devons cesser de jouer. Cesser de jouer à qui je ne suis pas, pour devenir celui que JE SUIS vraiment. Cesser de jouer des jeux pour impressionner au lieu d'exprimer. Cesser d'être animés par le seul besoin d'être reconnus. Dans cette attitude, nous sommes décentrés, hors de  ce que nous sommes vraiment.

 

Bien que déjà suffisamment triste, la description de la croissance faite plus haut est presque idyllique. En réalité, beaucoup d'adultes ont en eux des souffrances terribles nées de traumatismes reçues pendant l'enfance (abus, violences…) ou encore connaissent des manques profonds (absence d'un parent, abandon, deuil…) qui laissent des séquelles graves dans leur vie d'adulte, occasionnant souvent des comportements inadaptés, rebelles ou dépendants…

 

Ecouter l'enfant blessé.

 

Pour redonner la vie à notre enfant intérieur, nous devons rétablir et repasser par tous les stades de notre développement et terminer le travail inachevé.

Imaginez que vous rencontriez  dans la rue, par hasard, un petit enfant abandonné. Vous agiriez sans doute en adulte compatissant & attentif, et vous vous occuperiez de cet enfant. C'est certain, vous ne pourriez pas laisser cet enfant dans la rue, seul et sans aide. Peut être même décideriez-vous de l'aider vous-même à grandir et à s'ouvrir au monde ?

 

«  Je ne pouvais me résoudre à laisser l'enfant seul. Je pris une décision qui allait changer profondément ma vie. Je résolus de laisser l'enfant me guider. » écrit Alice Miller

 

Eh bien, vous pouvez redonner la vie à l'enfant qui est en vous : assister à votre naissance, retrouver votre jeune âge, revivre les moments où vous avez appris à marcher, à ramper, à parler…

Redécouvrir le monde avec votre regard d'enfant et vous en émerveiller. Vous attacher à écouter ses demandes, combler ses attentes, lui donner maintenant tout l'amour que peut-être il n'a pas reçu. Vous pouvez décider de vous occuper de cet enfant blessé !

 

Chaque stade que vous avez traversé au cours de votre enfance exigeait un soutien très particulier et différent à chaque étape. Quand vous comprenez quels étaient vos besoins à chaque âge, et quels sont ceux qui n'ont pas été satisfaits, vous devenez conscient, responsable, capable de vous donner l'éducation adéquate que peut-être vous n'avez pas reçue ; capable de vous accorder l'attention, l'amour, le soutien qui vous ont fait défaut.

 

L'une des étapes, la plus importante peut-être, consiste à aider l'enfant intérieur blessé à exprimer ses besoins de dépendance inassouvis au cours de son développement.

 

Il est particulièrement important de combler ces manques. Sinon, vous restez un adulte portant en lui-même un enfant blessé qui réclame satisfaction à corps et à cris et essaie par tous les moyens de combler ses besoins à la manière d'un enfant, la seule qu'il connaisse. C'est donc laisser un petit être immature et émotionnellement affamé diriger votre propre vie.

 

«Apprendre à aimer son enfant intérieur, à l'écouter, c'est laisser s'exprimer son être spontané, sa sensibilité profonde. A l'inverse, le négliger mène aux sentiments de dévalorisation de soi, d'impuissance, et à des comportements dépendants. »

 

Le fait de renouer avec son enfant blessé vous plonge dans une expérience qui s'apparente au zen. Les enfants sont les maîtres naturels du zen ; leur monde est neuf et merveilleux à tout instant. Pour l'enfant intact, sans blessure, l'émerveillement est un état naturel et la vie un mystère à vivre. Ainsi, le retour aux sources n'est qu'un rétablissement de l'ordre naturel : c'est tout simplement ainsi que la vie devrait être.

 

« Le travail avec l'enfant intérieur comporte trois aspects particulièrement frappants : la rapidité avec laquelle les individus se transforment lorsqu'ils font ce travail, la profondeur de leur transformation, ainsi que la créativité et la vigueur qui en résultent une fois les anciennes blessures guéries. »  John Bradshaw

 

En retrouvant cet enfant en vous, vous vous donnez la possibilité de l'aider à terminer sa croissance. Vous vous donnez les moyens d'un accès à l'être véritable caché au fond de vous, bien à l'abri derrière vos comportements. Vous vous offrez l'opportunité du choix de vivre votre vie d'adulte de façon épanouie, harmonieuse, équilibrée, indépendante.

 



05/09/2007
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