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* Cure de Raisin *

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Aliment énergétique, le raisin l'est de par ses glucides divers : glucose, lévulose, dulcite, mannite.

 

Aliment reconstituant grâce à ses sels minéraux : potassium ; calcium, magnésium, phosphore (sous différentes formes : une minérale, les autres en combinaison organique), fer, soude, manganèse, silice ; traces d'iode & d'arsenic.

 

« Le premier de tous, le raisin est un récupérateur d'énergie musculaire et un aliment du système nerveux ; d'autre part il est dépuratif & laxatif ; c'est l'un des meilleurs fruits connus. »        L.G. Rancoule.

 

Les substances minérales trouvées dans les cendres consistent en potasse dont les proportions sont très élevées (62 %), en chaux, en soude, en magnésie, en oxyde de fer & de magnésie, en chlore, en silice (2.182 %), en acide phosphorique (17 %).

Contient aussi de l'oenocyanine qui, soit pure, soit combinée avec le tannin, agit comme tonique.

 

Aliment de digestibilité extrêmement facile, car le sucre de raisin, qui est un aliment constitutif du sang normal, ne nécessite pas de digestion et représente le point extrême de l'élaboration de tous les aliments hydrocarbonés. En outre, « son acidité doit avoir pour effet d'accélérer son passage de l'estomac dans l'intestin, puisque c'est l'acidité du bol stomacal qui incite l'ouverture & les contractions péristaltiques du pylore » (Monti).

 

Le sucre de raisin (glucose & lévulose) présent dans le sang étant la substance dynamogène avec laquelle le muscle travaille ; sous l'influence du raisin, il se produit une action évacuante de l'intestin, une action diurétique, une diminution du degré d'acidité urinaire et de l'acide urique, une action d'épargne des matières azotées, de l'hypersécrétion biliaire et une diminution des oxydations (Moreigne).

 

Les principales indications de ces cures sont, d'après M. Rathery, les suivantes : dyspepsies, constipation, hémorroïdes, lithiases hépatique & urique, goutte, intoxications chroniques mercurielles & saturnines, certaines dermatoses, arthritiques, certaines formes de tuberculoses pulmonaires ». (H. Leclerc).

 

La pauvreté du raisin en albumines est elle-même un avantage car d'importantes cures uvales peuvent être entreprises sans risque d'accumulation de déchets azotés (acide urique, notamment).

Pauvre également en chlorure de sodium (le raisin est moins « salé » que le lait), le raisin est précieux pour les cures de déchoruration ; son eau « lave » le rein lors des néphrites.

 

Augmentant le volume de l'urine, il facilite l'élimination des toxines de l'organisme et contribue à diminuer le taux de l'acidité urinaire.

Ne pas négliger ce fruit précieux lors de rétention azotée, urémie, crises cardio-rénales avec oedèmes que le raisin combat efficacement.

 

Puisqu'il vient d'être fait mention du cœur, signalons que le jus de raisin, étant du glucose pur, est l'élément nutritif du muscle cardiaque. Il contribue à la disparition des troubles causés par l'hypertension artérielle.

Ajoutons que les sels de potassium renfermés par le raisin exercent une action toni-cardiaque non négligeable.

 

Sur tous les organes de la digestion, le raisin agit aussi heureusement, ne serait-ce que par son apport en vitamine B2 dont la carence est à l'origine de déséquilibre dans le métabolisme, de diminution de l'appétit, de troubles digestifs, parfois accompagnés de vomissements.

Par ses carbonates alcalins la sécrétion du suc gastrique est favorisée, de même que celle du suc pancréatique, indispensable à la si importante 2ème phase de la digestion (digestion duodénale).

 

Etant également à l'origine d'une hypersécrétion biliaire, activant la fonction hépatique, le raisin facilite les fonctions digestives, excite l'appétit, exerce une action laxative et fait diminuer les fermentations intestinales.

 

   La pectine du raisin ; ses mucilages ; ses acides organiques : formique, acétique, citrique, tartrique & malique ; son bitartrate de potasse (crème de tartre) ; son acide phosphorique ; son tannin ; ses sels minéraux déjà énumérés, se trouvant à l'état de phosphates, de chlorures, de bromures, de fluorures ; ses oxydes de fer ; son iode et son arsenic (traces) ; ses essences aromatiques ; son manganèse, élément oligo-dynamique du sérum sanguin, en font un saraliment et un tonique incomparable, étant donnée ce qui a été dit sur la digestibilité.

 

Les tuberculeux, les déminéralisés et tous les malades de la nutrition peuvent y recourir sans crainte de contrepartie encrassante ni d'acidification des humeurs, le raisin étant un alcalinisant du sang.

 

La meilleure utilisation du raisin est d'en prendre le matin, comme petit déjeuner. Ceux qui ont tendance à la constipation s'efforceront à tout absorber, pulpe, peau & pépins, car, par cette masse et ses mucilages, le raisin exerce une action semblable à celle des graines de lin, du psyllium, etc.

Mais attention ! Lors de cure importante, il est bon de prendre une grande partie du raisin sous forme de jus, afin d'éviter l'excès de tanin pouvant déterminer une autre forme de constipation par astringence.

 

Peaux et pépins seront éliminés par les dyspepsiques aux sécrétions hyperacides chez qui ils risquent d'exciter exagérément les phénomènes excrétoires.

Toutefois, on tiendra compte qu'à la face interne de l'enveloppe existent des diastases digérant la cellulose, ce qui facilite bien l'assimilation.

 

Et, répétons-le, pellicules et pépins exercent une intéressante action excito-motrice, par leur cellulose, sur la muqueuse intestinale.

Les cures uvales se mènent le plus généralement sur 3 semaines.

Au début, on absorbe environ un kg de raisin par jour (matin à jeun et début des repas de midi & du soir), pour arriver à 2 ou 3 kg la deuxième semaine, au cours de laquelle il sera utile de prévoir 2 ou 3 jours de jeûne fruitarien (sans autre aliment que le raisin).

La dernière semaine verra le ralentissement de la cure qui se terminera à la cadence d'environ 1 kg par jour.

 

Tous les raisins sont propres à la cure, certains ayant toutefois des qualités propres, impossibles à déterminer à l'avance car elles sont tributaires de la saison, de la température, des amendements, etc.

La meilleure méthode sera celle qui consiste à utiliser la même variété le même jour en changeant, chaque, selon les possibilités d'approvisionnement.

Les raisins très sucrés sont les plus nutritifs ; ceux qui sont légèrement acides sont plus « décrassants ».

 

Dans tous les cas, bien laver les grappes à l'eau courante pour éliminer les produits malheureusement utilisés pour le traitement de la vigne.

 

Sait-on que le raisin & l'ail peuvent faire bon ménage et s'allier harmonieusement avec …le gros sel marin ?

 

Frotter une gousse d'ail sur la croûte de pain ; passer cette croûte sur le sel ; secouer pour en éliminer l'excédent ; accompagner le raisin de ce pain aillé & salé, c'est excellent.

Dans le bordelais, où l'on n'apprécie pas seulement le jus fermenté du raisin, mais également le grain lui-même, cette préparation est très appréciée.



27/01/2008
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