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La colère n’est pas mauvaise en soi.

    Apprendre à pardonner, c’est devenir adulte.

Avant cela, nous avons passé notre temps à rendre les autres responsables de nos souffrances. Et toujours avec colère.

 

La colère, cette émotion forte, prend naissance au fond du cerveau, dans un de ces micro-ensembles de cellule que l’on appelle « centres nerveux »

 

Tous ces centres ont leur raison d’être.

 

En supprimant ou en neutralisant chez un enfant la zone générant la colère, on en fera un individu passif, mou, qui risquera bien, dans la cour de l’école, de se faire écraser & piétiner sans réagir.

 

Oui, la colère est utile à notre survie. En soi, elle n’est pas mauvaise.

 

A l’origine, chez l’homme comme chez les animaux, c’est un mécanisme qui se déclenche quand le territoire est menacé : ainsi le chien aboie quand on passe sur le trottoir d’en face.

 

Mais chez l’homme, la notion de territoire est infiniment plus complexe. Certes, nous n'aimons guère quand un inconnu entre dans notre jardin et marche sur nos plates-bandes pour y cueillir des fleurs.

 

Mais nous avons aussi d’autres parcelles aux limites plus floues : territoires psychologique, théologique, idéologique.

Un étranger peut en franchir les frontières par la critique & la remise en question de nos croyances ou de nos idées.

Alors, la colère se déclenche. Souvent de façon irraisonnée, excessive, injustifiée, même quand nous avons invité l’autre à pénétrer, ne serait-ce que par la simple conversation, dans des territoires mouvants.

 

Sur ces territoires flous de la conscience humaine, la colère, tel un système d’alerte trop sensible, peut se déclencher n’importe quand & n’importe comment.

Il faut apprendre à gérer ce matériel de sécurité.

Mais on peut voir toute une gamme de réactions possibles au moment où la colère semble s’éveiller.

Il faut connaître cette gamme.

Il faut apprendre à bien choisir selon les circonstances.

 

Chose extrêmement difficile et qui demande beaucoup d’expérience. Pas étonnant dans ce cas que l’on arrive à dominer & à doser sa colère qu’à l’âge adulte. Mettons entre trente & quarante ans… Et encore…

 

La colère, c’est rejeter sur un autre la responsabilité d’un évènement.

Cet autre a cherché à nous nuire, prétendons-nous.

Accuser, c’est juger …

 

Appliquons-nous à se juger soi-même avant de juger les autres…

Bien sûr, nous sommes tous pécheurs.

Pourtant, il nous est nécessaire de jeter une pierre à un autre pécheur… parfois…



09/02/2007
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