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Les effets harmonieux de la méditation.

   Nos penseurs nous répètent que notre société souffre d’une perte de sens. A quoi bon tout ça si tout est dur et que l’on se sent toujours seul  face à son angoisse existentielle ? Beaucoup s’engouffrent alors dans le matérialisme ou le culte de l’apparence pour oublier. La méditation, exercice si simple et si difficile à la fois, permet de descendre au fond de soi, de se retrouver, de tutoyer un absolu qui nous fait tant défaut. Idées reçues, trésors à découvrir, pièges à éviter : panorama

 

Détente, harmonie, équilibre, maîtrise…

 

 On peut dire que c’est une voie, une quête vers l’authenticité et vers les vérités contenues dans le propre monde intérieur de chacun et cela dans le respect des traditions individuelles. La méditation est affaire d’expérience personnelle, et, comme pour toute expérience, il faut la vivre soi-même pour en saisir la valeur. L’avantage de la méditation, c’est qu’elle peut être pratiquée par chacun en dehors de toute croyance ; elle est universelle et s’adresse aussi bien au croyant qu’à l’athée, car elle n’oblige à aucune adoration, à aucune soumission. Elle est avant tout l’art de voir dans la nature de son propre être : nous menant à la source de vie en nous-mêmes, elle libère toutes les énergies accumulées que d’habitude nous refoulons en les déformant. Elle peut nous faire découvrir que nous possédons en nous les facultés nécessaires pour être heureux et vivre en harmonie avec les autres ; elle permet de percevoir le sens de la vie, non seulement avec l’intellect, mais aussi avec le cœur… 

 

La méditation assise.

 

Elle revêt 2 formes principales :

 

Récitation d’un mantra. Le mantra est une sentence sacrée dans la philosophie hindou ; en Occident il correspond à la répétition d’une prière dans le style :

 

*** L’inspiration se fait en disant (intérieurement) HAM, et l’expiration en disant SA. HAM-SA est sans doute l’un des plus anciens mantras du monde. Il signifie : Je suis Ce qui Est. On peut penser au sens de cette syllabe séminale (c'est-à-dire, un mantra), tout en demeurant attentif au souffle qui monte et descend – sans vouloir pour autant le contrôler ou l’analyser. Cette forme de méditation est très efficace et fut longuement pratiquée à travers les âges.

 

*** On peut aussi pratiquer une méditation analogue à celle-ci. Il s’agit de répéter intérieurement un mantra mais sans s’occuper en aucune façon de la respiration. On répète le son RAMA (ou NAMA ou AMEN) sans aucun effort (l’effort n’est pas permis si l’on veut que cette méditation soit efficace).

 

On s’assoit confortablement - assez pour pouvoir demeurer sans bouger pendant 20 mn -  et on ferme les yeux, répétant sans effort ce mantra. Il ne faut pas chercher à lui donner un rythme particulier mais suivre celui qui se présente (se rappeler : aucun effort). RAMA est un des noms divins (signifiant Joie & Lumière) ; NAMA signifie : j’honore, je respecte ; AMEN veut dire Oui.

 

Mais il n’est pas du tout requis de penser au sens du mantra ni d’invoquer un Dieu ou un autre par ce moyen. Ce n’est pas une prière, mais une méditation. (Il ne faut pas croire non plus que n’importe quel son est équivalent ; ces mantras ont vraiment subit l’épreuve du temps.)

 

La méditation du type zen, celle de l’auto-observation, de la connaissance de soi. Il s’agit d’une pratique méditative qui ne demande aucune croyance religieuses, soumission ou adoration. En effet, elle est avant tout l’observation de soi. On s’assoit et on s’observe. On se pose pour sortir de l’agitation dans laquelle rien ne peut être vu.

 

La pratique méditative du type zen consiste d’abord à entraîner l’esprit à la concentration afin d’atteindre  les couches les plus profondes du moi, le tout aboutissant à une connaissance plus vraie de soi, des autres et du monde.

 

 

   Le silence intérieur ou le vide intérieur.

 

Il est nécessaire de devenir silencieux intérieurement. Cela demande de la pratique. Pour y arriver il faut améliorer sa concentration afin de sortir des pensées & émotions automatiques qui sont en nous. La concentration sur la posture et sur la respiration sont de bons moyens pour accéder à ce vide intérieur.

 

Arrêter le bavardage des pensées, se mettre à l’écoute, devenir réceptif.

Au début les pensées sont nombreuses, il s’agit de ne pas les suivre. On les observe et on les laisse passer comme les nuages dans le ciel pour revenir à la conscience de sa respiration et de son corps. C’est la même chose pour les émotions, lorsqu’elles apparaissent, on les observe, on ne s’y accroche pas, on les observe. Simplement.

 

Les idées fausses sur la méditation.

 

« La méditation, c’est pour les paresseux ! »

 

Cette conception de la méditation ne peut venir que de personnes qui ne l’ont jamais expérimentée, et parlent de ce qu’elles ne connaissent pas. Ou encore de ceux qui, au lieu de méditer réellement, s’endorment, s’ennuient ou rêvent durant la pratique. Ils n’ont pas compris que méditer, c’est devenir de plus en plus conscient et présent à soi.

 

Tous ceux qui pratiquent savent combien elle n’est ni pour les paresseux, ni pour les oisifs. La méditation est une discipline qui vise à former le caractère, à développer la volonté.

Cette pratique demande avant tout une discipline, de la rigueur et de la volonté, car pour avoir droit à ses résultats, il faut la pratiquer de manière régulière (tous les jours). Tout comme un sportif s’exerce à discipliner ses pensées, à devenir conscient, présent, calme.

 

« Ceux qui méditent s’isolent du monde et sont des planeurs ! »

 

Ces propos sont tenus par ceux qui n’ont pas compris les buts & effets de la méditation et également par tous ceux qui ont rencontré des gens qui « méditent » de manière fausse.

 

Le personne qui pratique la méditation de manière juste se reconnaît de loin, elle est plus calme, plus posée ; elle ne se laisse plus prendre par des sentiments comme l’agacement, la colère qui le mettent « hors d’elle », car elle est centrée. Ses pensées sont plus claires, et par une meilleure compréhension des choses, elle devient plus active, plus « performante » dans la vie quotidienne où ses contacts s’améliorent. Elle est de moins de moins perturbée et influencée par les évènements et situations extérieurs, car elle développe en elle un lieu de calme & de paix. De ce fait ses actions & attitudes deviennent de plus en plus justes & bonnes.

 

Les tests psychologiques.

 

Ces tests ont donné les résultats suivants :

 

¤  Augmentation des capacités (créativité, maîtrise des émotions,

    meilleure mémoire, meilleur pouvoir de concentration, et plus

    rarement dons insoupçonnés).

¤  Diminution de l’anxiété, changements positifs de la personnalité.

¤  Diminution des névroses

¤  Diminution de l’agressivité

¤  Amélioration de l’équilibre, plus grande stabilité et diminution du

    comportement névrotique & agressif.

¤  Augmentation de l’équilibre intérieur avec une meilleure réponse au   

    milieu extérieur.

 

Grâce à ces tests de Rorschach, on a pu constater que la méditation modifie les possibilités de perception du cerveau. Or les mêmes conclusions ont déjà été consignées dans les textes bouddhistes.

 

   Les effets harmonieux de la méditation.

 

Les techniques méditatives sont une manière de comprendre l’être humain. La méditation assise, comme les mouvements méditatifs, permet de mobiliser dans l’être certaines forces, énergies, pour mieux vivre dans son propre corps et en harmonie avec les autres et le monde…

 

La maladie du corps physique se répercuté sur le moral ainsi que sur la mémoire ou sur la force de concentration ; les troubles affectifs ont une répercussion sur le corps physique. Corps, cœur (ou âme) et esprit sont maintenus en état d’harmonie par cette énergie, par cette force qui se manifeste au cours des pratiques méditatives. Cette énergie est la force de la vie ou force éthérique.

 

Plus nous possédons de cette force de vie, plus nous avons de vitalité du corps, du cœur et de l’esprit. La vitalité est caractérisée par la mobilité, par la faculté d’adaptation, et son contraire, c’est la rigidité qui peut se manifester dans le corps (tensions musculaires, sclérose des artères), dans l’âme (peur, angoisse, insensibilité) et dans l’esprit (sclérose cérébrale, fanatisme…)

 

Le manque de vitalité provoque la rigidité, comme la rigidité cadavérique dans laquelle il n’y a plus de vie du tout ; mais inversement, la rigidité provoque aussi l’usure, l’épuisement de l’énergie vitale ; ainsi les tensions physiques, musculaires, et les tensions psychologiques ou spirituelles s’inscrivent juste dans le corps physique sous forme de tensions musculaires qui peuvent nous conduire à des attitudes comme des tics ou des postures physiques anormales : les épaules relevées, les fesses serrées ou le dos voûté qui finissent par perturber la santé.

 

L’énergie est bloquée dans ces attitudes et nous perdons votre vitalité, notre joie de vivre mais, en même temps, nous nous limitons dans l’expression de nous-mêmes par ces attitudes tendues & coincées…

 

   Mais pour que tout cela devienne une réalité, il faut absolument y travailler ; les résultats seront les conséquences de l’assiduité, du sérieux et de la qualité du travail accompli. Faire des exercices mécaniquement ne conduit qu’à des résultats médiocres. Vouloir forcer a le même effet.

 

Il faut avancer tranquillement en faisant les choses correctement : porter la plus grande attention à ce que nous faisons ; avoir conscience du moindre geste du corps, de la posture, de la respiration correcte, et l’état d’esprit juste ; alors chacun sera étonné du résultat...



09/01/2008
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