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Violet : l’heure solennelle.

    Poussière de craie, sergent-major, encre violette

 

Nos souvenirs d’enfance s’égrènent sur ces 3 notes. Et tous les écoliers ont eu sur les doigts ces marques indélébiles qui trahissaient leur apprentissage douloureux de l’écriture.

 

Dans notre imaginaire, le violet est peut-être d’abord cette couleur de l’encre, de l’empreinte, du tatouage.

 

Les tribus féroces que combattait César en Gaule, les Pictes notamment, se peignaient ainsi le corps en un violet sombre pour effrayer les pauvres soldats Romains qui croyaient voir, comme le rapporte Tacite, des « armées de spectres. »

 

Plus pacifiquement, des tribus primitives aux marins, bien des groupes sociaux ont pratiqué et pratiquent encore les tatouages pour donner au corps une nouvelle identité, des marques distinctives qui renforcent l’appartenance au clan.

 

Même si les réalisations en ce domaine sont parfois de véritables œuvres d’art polychromes, le violet tirant vers le bleu reste la couleur de base de cette technique.

 

Il faut noter que dans  l’Antiquité le violet n’est pas du tout perçu comme un mélange de bleu & de rouge. Il est avant tout une modalité sombre du bleu, une sorte d’avatar du noir. Le latin médiéval l’appelle « subniger », c'est-à-dire « sous noir ».

 

C’est peut-être la 1ère raison qui explique que le violet soit une des couleurs du deuil en Occident, ou plus exactement du "semi-deuil ", période qui succède au "grand deuil" et traduit le retour progressif à la vie normale... encore qu'aujourd'hui...



18/02/2008
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