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La transformation personnelle * Effets & conséquences

   La transformation personnelle a un plus grand effet sur les relations que sur tout autre domaine de la vie. On peut même affirmer que le 1er effet porte sur les relations ; celles-ci s'améliorent ou se détériorent, mais restent rarement inchangées.

 

Il existe d'innombrables modes de changements : les façons dont nous utilisons le pouvoir, notre ouverture à l'expérimentation, la capacité d'intimité, les nouvelles valeurs, la réduction de la compétition, une autonomie accrue face aux pressions sociales.

Une personne, au départ autoritaire, peut ne plus éprouver de satisfaction à exercer son pouvoir sur les autres, et une personne passive peut s'affirmer.

 

Dans certains cas, ces changements sont bien accueillis. Plus fréquemment, ils menacent. Le jeu de rôles, qui sous-entend la plupart des relations, se voit compromis par le départ d'un des joueurs.

 

Si la transe culturelle en général est secouée par une transformation, il en est de même de la transe de cette mini-culture qu'est la relation. Nous pouvons découvrir que ses habitudes & ses barrières nous ont empêchés de mener une vie plus riche & plus créative, d'être nous-mêmes.

 

Si l'un des partenaires vient à ressentir la vocation et la vie au jour le jour sont plus urgentes que des buts à long terme, l'autre partenaire qui soutient toujours l'ancien programme peut éprouver du ressentiment et se sentir abandonné.

 

L'aspect le plus significatif des changements dans les relations, c'est la transformation de la peur. En dessous de la surface, la plupart des relations intimes ont la peur pour pivot : peur de l'inconnu, peur du rejet, peur de perdre.

Nombre d'individus ne cherchent pas seulement dans leurs liens les plus intimes un sanctuaire, mais une forteresse. Si par un moyen quelconque  - la méditation, un mouvement social, un entraînement à l'affirmation, une réflexion tranquille, un stage, etc. - un partenaire se libère de la peur et du conditionnement, sa relation avec l'autre devient un territoire étranger.

 

Le réconfort est de peu d'utilité. Le partenaire menacé peut montrer ouvertement son désaccord par la colère, la moquerie ou l'argumentation. Si les gens veulent que nous changions, c'est pour rencontrer leurs besoins et non les nôtres.

Le partenaire qui se sent menacé ne peut comprendre pourquoi l'autre ne redevient pas comme avant (« Si tu m'aimais… ») - ou bien il espère que c'est une passade, comme la rébellion de l'adolescence ou la crise de la quarantaine.

 

Mais on ne peut pas abandonner toute une conception de la réalité, comme on peut quitter un emploi, un parti politique ou une Eglise.

Cette nouvelle perspective nous bouleverse, tout à la fois amorçant des peurs, électrisant la conscience, nous reliant à la société humaine et égayant nos jours.

 

Si le partenaire apeuré ne peut pas s'adapter ou nous rejoindre, il se produira finalement une séparation, soit psychologique, soit réelle.

On ressent une profonde tristesse, non seulement pour la perte de ce que qui a pu être un voyage en commun mais surtout pour ce que le compagnon semble vouloir rejeter : la liberté, la plénitude, l'espoir.

 

Pourtant, tenter de pousser quelqu'un à effectuer un changement de paradigme par des arguments, lui demandant de dépasser le vieux cynisme ou les croyances qui limitent, est aussi vain que de dire à quelqu'un aveuglé par la cataracte d'ouvrir plus grands ses yeux.

 

Nos pleurs, nos besoins & nos motivations nous sont propres. Nous parvenons à comprendre en notre temps et par nos propres moyens. Nous-mêmes nous souvenons avoir initialement rejeté des idées qui plus tard sont devenues centrales dans notre vie, une fois que nous avons fait l'expérience de la véracité.

 

Quel qu'en  soit le coût sur le plan des relations personnelles, nous découvrons que notre responsabilité la plus haute est finalement, inévitablement, la gestion de nos potentialités - devenir tout ce que nous pouvons être -  Sinon, nous trahissons cette confiance en nous au péril de notre santé physique & mentale.

 

Au fond, comme l'a observé Théodore Roszak, la plupart d'entre nous sommes « malades de culpabilité d'avoir vécu en dessous de notre niveau authentique ».



04/02/2008
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