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Le Naïkan ou le regard vrai sur soi * Pratique japonaise.

 Le Naïkan est à la fois une méthode de développement personnel et une technique thérapeutique. Il est né au Japon, il y a une cinquantaine d'années, et comme thérapie, il y est maintenant utilisé dans de nombreux cadres cliniques avec succès.

Traditionnellement, il se pratique en stages d'une semaine, mais peut être adapté à d'autres modules.

Il débouche également, pour beaucoup de gens, sur une pratique quotidienne (un peu comme la bonne vieille prière du soir).

Son principe de base est excessivement simple. Il s'agit d'examiner sincèrement sa propre vie, en se concentrant sur trois questions :

 

* Qu'ai-je reçu d'autrui ?

* Qu'ai-je fait pour autrui ?

* Qu'ai-je causé comme tort à autrui ?

 

Ces 3 questions, examinées avec méthode et concentration sur l'ensemble de sa vie, recèlent les clés d'une grande libération.

Telle est la découverte de Ishin Yoshimoto, prêtre bouddhiste qui fonda la méthode Naïkan : le « guide » c'est ainsi qu'on l'appelle) est là uniquement pour écouter « emphatiquement » et diriger la réflexion du « pratiquant ». En aucun cas, il n'impose sa propre interprétation de la vie du pratiquant.

 

Car le Naïkan fait entière confiance en la capacité de celui-ci de trouver, dans sa propre mémoire et sa propre conscience, le regard « vrai » qui lui permettra de surmonter ses blocages.

Le principe de vérité est aussi essentiel : il ne s'agit pas de déclencher des émotions puissantes (cela arrive de surcroît), mais de dépasser les illusions & émotions qui, alimentées par des ressentiments irrationnels, obscurcissent et déforment notre histoire et donc notre avenir.

 

Le Naïkan profite aussi bien à ceux qui luttent pour leur survie mentale en se débattant contre les fantômes du passé, qu'à ceux qui cherchent une plus grande joie de vivre et un plein épanouissement de leur vie relationnelle & spirituelle.

Certains l'utilisent pour résoudre un problème psychologique ou psychosomatique, léger ou grave.

D'autres y trouvent une discipline spirituelle. Souvent, ceux qui ont fait une fois l'expérience de ses vertus thérapeutiques continuent de le pratiquer régulièrement parce qu'ils veulent aller plus loin dans la découverte d'eux-mêmes et l'éveil de leur  personnalité.

 

Le Naïkan est entièrement orienté vers la pratique, et libre de tout cadre théorique, c'est ce qui le rend véritablement universel. Il peut s'intégrer à toutes les cultures et toutes les croyances ou non croyances religieuses.

Contrairement à nombre d'approches thérapeutiques occidentales, le Naïkan ne concentre pas notre regard sur les fautes des autres, serait-ce même pour leur pardonner, mais nous apprend au contraire à regarder en nous-mêmes (la paille et la poutre…).

 

Lorsque, à travers les 3 questions du Naïkan, nous  nous découvrons comme un être ayant reçu beaucoup, ayant peu donné, et ayant contribué à faire souffrir autrui, le pardon devient une attitude naturelle.

Ainsi, en même temps que nous sommes libérés de notre triste rôle de victime accusatrice, nous devenons une personne plus aimante, mieux en contact avec notre propre réalité et avec celle des autres.

 

S'il fallait résumer l'action du Naïkan en un mot, ce serait, je pense, par celui de « gratitude ». Il nous révèle l'infinie bonté de la vie à notre égard, telle qu'elle s'est exprimée d'abord par nos parents et nos proches, mais aussi par la nature et la société. Au fil de son examen intérieur, le méditant mesure progressivement l'extraordinaire réseau d'amour, d'aide, d'attention, de grands et de petits gestes par lesquels il existe sur cette Terre.

Et il prend conscience, en toute clarté, qu'il a beaucoup plus reçu qu'il n'a donné. Cette réalisation enrichi durablement notre vie, à travers l'exercice régulier (ou la retraite) de la pratique du Naïkan.

 

Dans le même ordre d'idée, on a été frappé de constater que les témoignages de N.D.E. rapportent un type d'expérience similaire. Beaucoup de ceux qui ont vécu une mort clinique ont été amenés à observer et ressentir des évènements significatifs de leur vie, et tous en retirent le sentiment d'avoir beaucoup reçu et trop peu donné.

 

Pourquoi attendre la mort pour faire l'effort d'examiner sa vie, dans la pure clarté de sa conscience.



04/10/2007
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