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Les stades du sommeil.

   Les photos sont cliquables

 

L'endormissement.

 

La 1ère phase du sommeil débute par m'endormissement, un état situé entre la veille & le sommeil. Lorsque cette situation se reproduit, plus ou moins bien perçue, en cours de nuit, c'est-à-dire entre 2 phases successives de sommeil, on l'appelle « état intermédiaire ».

L'endormissement survient lorsque le rythme de base du fonctionnement cervical se ralentit. Généralement on éprouve le besoin de bâiller. Par ailleurs, les muscles se relâchent et le corps donne l'impression de s'alourdir. Si la tête n'est pas supportée, le cou fléchit et elle « tombe », le regard devient flou, l'oeil va « plafonner ».

Bientôt le sommeil survient. La durée de la phase d'endormissement peut durer jusqu'à 10 mn. Mais chez certains, elle est bien plus courte : elle indique alors une excellente capacité à s'endormir.

 

Chez les insomniaques, au contraire, c'est cette phase qui se prolonge excessivement, donnant l'impression que le sommeil ne viendra que difficilement.

 

   Le sommeil lent.

 

L'entrée en sommeil proprement dit se fait dans la phase du sommeil lent, encore appelé sommeil calme. Au cours de cette phase, on distingue 2 sous-phases, un sommeil léger, suivi d'un sommeil profond. Chacune de ces phases étant sensiblement de même durée, d'environ 30 mn. Ceci n'étant qu'une évaluation, chaque personne possédant en propre une sorte « d'horloge du sommeil » qui détermine ces durées respectives.

 

De toute façon, le sommeil de vient de plus en plus profond de manière progressive. Durant les 1ères minutes, on peut encore percevoir des signes extérieurs, puis leur perception s'estompe jusqu'à complète déconnexion.

Au cours de cette phase, le dormeur est calme, la respiration régulière, les yeux immobiles. Quand on est réveillé brusquement pendant le sommeil profond, on se sent très mal à l'aise.

 

   Le sommeil rapide.

 

Cette période survient à l'issue du sommeil profond. Sa durée est de l'ordre de la vingtaine de minutes au cours desquelles le dormeur semble s'animer. Sa respiration devient irrégulière, le rythme cardiaque s'accélère, ses yeux deviennent mobiles sous les paupières.

Cette phase est encore appelée phase paradoxale. Le corps, y compris le visage, peut alors prendre des expressions caractéristiques : repliement sur soi, « sourire aux anges », ou crispation du visage, parfois simulacres de gémissements articulés. Cette partie du sommeil termine généralement une 1ère période de sommeil.

 

  L'état intermédiaire.

 

Lorsque le sommeil rapide s'achève, le dormeur pénètre dans un état intermédiaire, similaire à celui de l'endormissement. Il peut percevoir des signaux extérieurs, tout en étant en état de sommeil-veille. C'est au cours de cette période que le cerveau choisira soit de repartir dans une nouvelle période de sommeil, soit de repasser en éveil proprement dit.

Cette alternative se repose à chaque fin de période de sommeil.

 

Chez les dormeurs normaux, cette phase intermédiaire est pratiquement inexistante, de sorte que les périodes de sommeil d'enchaînent au cours de la nuit.

Chez les insomniaques, au contraire, elle se prolonge et c'est ce qui leur fait dire qu'ils n'ont pas « fermé l'œil de la nuit », alors qu'ils ont effectivement vécu des périodes de sommeil.

 

   Nombre et durée des périodes de sommeil.

 

Les périodes de sommeil sont spécifiques à chaque personne. Approximativement, la durée d'un nuit, pour une personne ayant un sommeil moyen, comprendrait une période d'endormissement de 10 mn au maximum, suivi de 3 périodes de sommeil de 90 mn chacune, se prolongeant par 3 nouvelles périodes dont les durées s'amenuisent et qui pourraient être, respectivement, de 80, 70 et 60mn. Enfin survient le rêve.

 

  Compensations en cours de sommeil.

 

Ces descriptions présentées correspondent à des normes équilibrées. Malheureusement, ce ne sont pas toujours ces situations qui prédominent, particulièrement dans les sociétés occidentales, qui ne respectent pas toujours les rythmes naturels. Dans ces cas, le sommeil est perturbé et les déroulements des phases diverses au cours des périodes de sommeil sont bouleversées ?

Par exemple, le sommeil lent est augmenté lorsqu'un besoin de réparation ou de développement corporel se fait sentir : c'est le cas pendant l'enfance, la grossesse, la cicatrisation, la convalescence… L'organisme établit ainsi une compensation nécessaire à sa survie.

Par contre, une phase rapide peut en suivre immédiatement une autre, sans transition de phase intermédiaire ou de sommeil lent, lorsqu'il y a urgence pour s'opposer à un désordre psychique, momentané ou permanent. C'est le cas notamment pour les surcharges intellectuelles, les frustrations affectives, les situations d'abandon… Il s'agit encore ici de phénomènes urgents de compensation.

 

Par ailleurs, le cerveau ne pénètre dans le sommeil que lorsqu'il y a accord du corps pour y accéder. Sinon, il y demeure en état d'alerte. Le cerveau change cependant de rythme, mais reste à l'écoute du monde extérieur…

 

Ce phénomène est bien connu des sentinelles, des conducteurs de voiture la nuit, des veilleurs de nuit, des personnes préoccupées par un problème grave, de celles qui supportent des souffrances aiguës…

 

Parfois, l'état d'alerte peut subvenir en pleine nuit et provoque le réveil brusque. C'est le cas notamment lorsqu'il y a risque d'incontinence. Dans ces situations, on voit encore apparaître un système de compensation entre le besoin de se reposer du cerveau et l'état d'alerte qui lui est imposé.

 

Alors, pourrait-on se passer du sommeil ? Il faudrait simplement qu'il n'y en eut plus besoin. Cela impliquerait l'absence de fatigue physique et psychique, l'absence d'usure corporelle ou de croissance : cela paraît bien difficile à éviter.

 

Par contre, équilibrer sa vie doit certainement permettre de dormir normalement et d'être correctement actif par ailleurs.

 

La croissance se termine à l'adolescence, on observe alors une réduction de la durée du sommeil. De même, l'adulte qui réduit ses activités ne nécessitera pas un sommeil aussi important. Et à fortiori, le vieillard...



07/06/2008
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