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Redécouvrir la santé dans la soupe !

   Il n'est pas absolument certain qu'elle fasse grandir, mais on a découvert qu'elle aide à rester mince et qu'en matière d'équilibre alimentaire on n'a jamais rien inventé de mieux !

 

Quand nous étions petits, le « mange ta soupe si tu veux grandir » était l'argument choc pour nous obliger à finir notre assiette de potage du soir, un rituel incontournable. On prétend aujourd'hui que les enfants la boudent…encore faudrait-il que la soupe fasse partie de leur paysage alimentaire quotidien.

 

Car - on le sait bien, mais les scientifiques se penchent de plus en plus sérieusement sur la question -, les repas ne sont pas une simple addition de nutriments pris à heures plus ou moins fixes. L'ambiance dans laquelle ils se déroulent, la convivialité, le parfum & le goût des plats, leur présentation interviennent, et pas sur un seul, mais plusieurs plans.

 

Le premier est évident : comme n'importe  quel adulte, un enfant sera plus tenté de s'installer à une table bien mise où règne une chaleureuse atmosphère familiale, fumante qui embaume les légumes du jardin bien mijotés, et il avalera son potage sans broncher.

 

    Des goûts & des couleurs.

 

Mais les neurobiologistes  vont beaucoup plus loin et, selon le Pr Stylianos Nicolaïdis, « On sait aujourd'hui que les mêmes aliments peuvent agir différemment selon qu'ils ont été perçus d'un façon ou d'un autre ».

 

Autrement dit, le goût & l'odeur des aliments influencent leur devenir à l'intérieur même de notre organisme. Bien avant d'apporter à notre corps l'énergie dont il a besoin, ils jouent les informateurs en lui indiquant si ce que nous mangeons est comestible ou pas.

 

Ils agissent ensuite en stimulant certains mécanismes réflexes neuro-endocriniens dont le plus connu est le réflexe oro-glycémique : la perception du goût sucré d'une tasse de café –même s'il s'agit d'un édulcorant qui n'a rien à voir avec le sucre-, déclenche une remontée immédiate de la glycémie provoquée par la libération du glucose stocké dans nos réserves.

 

Le mieux-être que nous ressentons alors anticipe largement l'absorption intestinale du café sucré. On parle de réflexe anticipateur « qui aboutit à un bouleversement du métabolisme comparable à celui provoqué par l'arrivée à travers la paroi intestinale du sucre lui-même ».

 

Nous vivons en quelque sorte à crédit, puisant dans nos réserves l'équivalent de l'apport escompté, qu'il soit glucidique, lipidique ou protéique. Ces réflexes agissent sur le métabolisme général « qui, lui, détermine la faim & la satiété ».

 

Et c'est là que nous retrouvons la soupe, car non seulement le goût et la présentation des aliments, mais aussi « leur forme solide ou liquide, l'ambiance et l'heure à laquelle ils sont été consommés influent sur la façon dont ils sont bien ou mal métabolisés par l'organisme ».

 

C'est ainsi qu'un légume, selon qu'il est entier ou homogénéisé en soupe, n'aura pas les mêmes effets gustatifs & digestifs, ne sera pas assimilé de la même façon. Le fait d'homogénéiser dans l'eau de cuisson l'ensemble des constituants accélère probablement les diverses étapes de la digestion.

C'est là que la soupe est particulièrement intéressante, parce que notre organisme réagit plus vite et mieux aux informations transmises par des aliments liquides.

 

Soupe, potage & bouillon permettent à l'organisme de reconnaître plus rapidement et avec plus d'efficacité nos métabolismes & nos besoins alimentaires.

 

La soupe sur toute la ligne.

 

Le neurobiologiste rejoint la tradition empirique qui nourrit de bouillies les petits enfants, prescrit un bon bouillon de légumes aux malades, « un bon lait de poule » et une soupe revigorante aux convalescents.

 

( Le lait de poule est un verre de lait chaud sucré au miel dans lequel est battu un jaune d'oeuf).)

 

Par ailleurs, nous avons tous pu constater que boire freine l'appétit. « La sensation de satiété apparaît plus vite  quand on consomme un aliment liquide »

 

Le neurobiologiste  confirme ici ce qu'avaient  déjà démontré plusieurs études cliniques : en mangeant de la soupe, vous diminuez votre prise calorique de 100 à 150 kcal.

 

Prise au début du repas, elle rassasie et modifie spontanément le comportement du dîneur quand se présente le plat suivant, tandis qu'un bon bol de bouillon constitue une fine astuce pour éviter de grignoter entre les repas.

 

La soupe est donc un plat particulièrement intéressant pour les femmes soucieuses de conserver leur ligne. Elle présente d'autres avantages : ses fibres et son bouillon. Ceux et celle qui renâclent à boire leur litre ½  d'eau quotidien épureront avantageusement leurs reins avec 2 assiettes de potage (= 500 ml de liquide).

 

On nous recommande de manger environ 30 g de fibres/jour et une assiette de soupe correspond à 10 % de cet apport. On est bien loin de la soupe roborative de nos ancêtres paysans, mais, c'est un fait, les Français redécouvrent les joies des potages…



30/09/2007
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