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Fidélité ? Infidélité ?

   Le modèle du Couple fidèle pour la vie... craque...

 

* Comment établir des relations saines avec soi-même et avec son

   entourage ?

* Comment concilier les exigences d'une connaissance de soi et les

   modalités d'un partage ?

* Comment s'engager dans une relation et en même temps rester libre ?

 

La fidélité conjugale est-elle encore une vertu ou parfois un réflexe de peur, de frilosité et d'enfermement ?

 

Le couple monogame qui défend une exclusivité sexuelle est-il périmé ?

Le couple romantique qui tente de cultiver l'univers fusionnel semble garder toute sa fascination et dévoiler ses limites.

Les couples amoureux, passionnés, se quittent au bout de quelques années, rejetant ce qui leur avait tant plu.

 

La version archaïque de l'amour ne dépasse guère ces 3 stades, celui de la fusion amoureuse fascinée, celui de l'affirmation de la différence et enfin celui du  conflit. On passe du paradis d'amour  au purgatoire de la distance, de chacun pour soi, de l'affirmation dominante ou de la démission soumise pour finir par l'enfer de la guerre d'amour, tyrannique & révoltée sur le mode : j'ai raison ou tort.

 

En réalité les réflexes de survie individuelle ont eu raison de l'élan de générosité de l'amour. C'est en poursuivant ce parcours, en restant ensemble, en évoluant au-delà de cette relation primaire du rapport de force, que 2 personnes découvrent leur capacité à aimer.

Elles apprennent à se respecter et à respecter l'autre, donc à se mettre en cause plutôt que d'accuser l'autre.

Et c'est ainsi qu'elles commencent aussi à se donner de l'espace, celui qu'on laisse à l'autre pour qu'il puisse se transformer.

Nous avons évolué d'une fusion qui voulait faire une unité avec 2 personnes à une forme de liberté et de solitude qui permet à chacun de continuer d'évoluer vers lui-même.

 

La possession romantique a perdu de son attrait : je te possède, je te prends, tu es à moi, lisait-on dans le vocabulaire des amants. Ce côté conquérant et propriétaire appartient à l'archaïsme de nos comportements amoureux.

 

La confiance ne procède pas d'un enfermement réciproque. Je ne suis pas accroché (e) à toi comme à une bouée de sauvetage contre les turbulences du monde ; je me tiens droit (e) tout (e) seul(e), je suis planté(e) entre ciel & terre et non penché (e) vers quelqu'un.

 

Sans lui, je vis bien, avec lui c'est aussi très bien.

La dépendance a fait place à l'autonomie.

 

Et à l'intérieur de cette liberté reconquise au sein même de l'attraction mutuelle, une autre question se pose. Allons-nous nous interdire de regarder les autres ?

 

Les femmes & les hommes qui nous entourent, nous côtoient, nous croisent doivent-ils cesser d'exister parce que j'ai établi avec toi une relation privilégiée, parce que j'ai construit une forme de vie familiale ?

Le désir de chacun de nous est vagabond & nomade. Il se nourrit et se renouvelle tous les jours à travers nos 5 sens, il n'est pas seulement sexuel mais sensuel.

 

Le couple fermé sur lui-même est souvent trop étroit, il ne laisse plus de place à l'élan, au surgissement. Le besoin de sécurité l'a emporté sur le besoin d'ouverture. On peut se demander si bon nombre de rencontres & de relations ne sont pas engagées sur un malentendu.

Le besoin d'érotiser sa vie, de vivre une sensualité quotidienne, gourmande, auditive, visuelle, olfactive et tactile  est rarement écouté et se travestit en besoin sexuel plus prédateur qu'aimant.

 

On engage parfois une relation par vide intérieur  et parce qu'on ne sait pas créer des moments de solitude pleine, créatrice ou réceptive.

 

Marcher dans la nature, lire un livre, nourrir des liens d'amitié, jouer du piano (ou autres…) écouter une musique... ces moments privilégiés, réussis, redonnent de la cohérence à l'éparpillement laborieux d'une journée & redynamisent la capacité à aimer.

 

Etre infidèle à une contrainte c'est accepter la fantaisie d'un nouvel élan et devenir fidèle à soi-même. Il n'y a pas de sève intérieure dans la rigidité d'un ordre immuable. En ce sens dans la vie nous sommes tout à la fois fidèles & infidèles pour servir les flux d'un mouvement et nous nous stabilisons par instants dans une voie du milieu qui pourrait se nommer la fidélité à soi-même, l'authenticité.

 

Il y a une dignité et une grandeur dans ce choix personnel toujours assumé. Ma liberté tente de ne pas empiéter sur celle des autres, et pourtant elle  est fondamentale, inaliénable. Seule une conscience libre peut aimer une autre conscience libre. Mais si ta liberté te conduit à rencontrer et à aimer quelqu'un d'autre, je vais connaître les affres de la jalousie...

 

Cette jalousie est-elle conditionnellement sociale liée à une conception de l'amour, fusionnelle, possessive et conquérante ?

La jeunesse des années 70 avait déjà osé poser cette question et ce dragon, initiatique n'est pas facile à vaincre et à traverser, comme l'hydre, il y a souvent des têtes qui repoussent quand on croit l'avoir anéanti.

 

Pourtant, sans se faire remarquer, beaucoup de gens construisent des formes de vie nouvelles avec de l'espace. Chacun sa chambre ou sa pièce, chacun son appartement, couples cohabitants ou non cohabitants, le week-end ensemble et le reste de la semaine séparés. Mais aussi parfois, se créent, des polyfidélités avec cette découverte que l'amour ne se soustrait pas... mais qu'il se multiplie !

 

La polygamie le goût de l'homme de connaître plusieurs femmes est majoritaire sur l'ensemble de la planète.

La polyandrie, le goût de la femme de connaître plusieurs hommes semble s'affirmer contrairement aux déclarations patriarcales qui voyaient la femme comme monogame.

 

Reconnaissons honnêtement ce goût,

même si choisissons de n'aimer qu'un seul être.

 

Ce qui pèse lourd, c'est l'adultère, donc la dissimulation & le mensonge.

 

L'amour est une aventure de confiance entre 2 êtres.

 

Aimer 2 personnes qui sont parfaitement conscientes de ce partage

ne constitue pas un chemin moins honorable

que le fait d'aimer une seule personne.

 

Le plus douloureux reste sans doute la séparation, la rupture ou le deuil.

 

Tout est possible quand il s'agit d'un choix conscient.

Dédramatisons, déculpabilisons l'infidélité,

regardons les fidélités plurielles qui s'expérimentent

et cette fidélité à l'unité intérieure qui fonde l'Etre.



28/11/2007
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